Groenland, Iran, Espagne… La diatribe tous azimuts de Trump contre l’OTAN à Ankara

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Donald Trump au sommet de l'OTAN à Ankara
Le président américain Donald Trump lors de sa rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN en marge du sommet de l'OTAN à Ankara, le 8 juillet 2026. ©AFP

Donald Trump s’est dit mercredi « très en colère contre l’Otan » au deuxième jour du sommet de l’Otan à Ankara, exprimant ses griefs tous azimuts, du Groenland dont les Etats-Unis n’ont pas pu s’emparer, à l’Espagne qualifiée de « cause perdue », jusqu’à l’absence d’aide occidentale contre l’Iran.

Dans un échange devant les journalistes avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique Mark Rutte, avant la réunion formelle avec les dirigeants des pays membres, le président des Etats-Unis n’a pas retenu ses coups. « Je suis très en colère contre l’Otan », a-t-il lancé, tout en remerciant « Mark », « un super secrétaire général ».

« Je ne suis pas content de l’Otan à cause de ce qu’ils ont fait avec le Groenland, et je ne suis pas content de l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal Etat qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran », a-t-il poursuivi.

Depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé une guerre contre Téhéran fin février, Donald Trump a multiplié les critiques contre ses alliés occidentaux qui ont pris leurs distances avec ce conflit.

Il a aussi exprimé sa frustration de ne pas avoir pu s’emparer du Groenland, ce qui constitue un « grand problème » à ses yeux. « Le Groenland est très important pour les Etats-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », a-t-il ajouté au sujet du territoire autonome danois.

Le président américain s’est lancé dans une reconstitution historique en affirmant que « lorsque les nazis ont pris le contrôle du Danemark en moins d’un jour » durant la Seconde Guerre mondiale, « ils nous ont demandé de nous occuper du Groenland », « et ensuite, sottement, nous l’avons rendu ».

Lire aussi. Frappes massives américaines contre l’Iran, qui riposte au Koweït et à Bahreïn

« Nous en avons besoin pour la protection du monde, pas uniquement des Etats-Unis », mais « quand nous voulions le prendre », les membres de l’Otan « ont tous dit ‘non’ », a-t-il déploré.

L’Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d’année, quand Donald Trump a menacé de s’emparer, éventuellement par la force, du Groenland, jugé indispensable à la sécurité des Etats-Unis.

Il avait fait marche arrière après plusieurs semaines de rhétorique agressive, et annoncé en janvier un accord-cadre sur le Groenland avec Mark Rutte, dont les contours sont toutefois restés flous. « Le Groenland n’est bien évidemment pas à vendre », a réaffirmé mercredi à Ankara la Première ministre danoise Mette Frederiksen.

Donald Trump a aussi vivement fustigé l’Espagne, qualifiée de « cause perdue », avec laquelle les Etats-Unis vont selon lui « cesser tout échange commercial », accusant à nouveau Madrid de ne pas pas participer aux dépenses de défense de l’Otan.

A ses côtés, le chef de l’Alliance a pris la défense de l’Espagne en évoquant le « grand pas réalisé l’an dernier » dans ses dépenses militaires, avant l’ouverture formelle du sommet de l’Otan à Ankara en Turquie.

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