Guerre au Moyen‑Orient : au 28ᵉ jour, frappes croisées et diplomatie sous tension

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Le président américain Donald Trump et le Premier ministre, les deux artisans de la guerre au Moyen-Orient

Vendredi, au 28ᵉ jour du conflit, la guerre au Moyen‑Orient s’intensifie. Entre frappes iraniennes et israéliennes, inquiétudes diplomatiques et marchés nerveux, les fronts militaires se multiplient tandis que les tentatives de médiation peinent à s’imposer.

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, est arrivé en France pour participer au G7. Il entend convaincre ses homologues de soutenir la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce énergétique mondial. Dans le même temps, Moscou a demandé une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU, dénonçant les frappes américaines et israéliennes contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements d’enseignement et de santé. La réunion est prévue à 10h00 à New York (14h00 GMT), sous présidence américaine.

La France a également pris l’initiative d’organiser une visioconférence réunissant les chefs militaires de 35 pays. Objectif : mettre sur pied une coalition pour rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz après la cessation des combats. Cette mobilisation illustre l’importance stratégique de cette zone et la volonté des puissances de contenir l’escalade.

Escalade militaire et fronts multiples

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué des attaques par missiles et drones contre des cibles militaires et énergétiques en Israël, ainsi que contre des bases américaines dans le Golfe (Émirats, Qatar, Koweït, Bahreïn). L’armée israélienne a riposté par des frappes d’ampleur sur des infrastructures à Téhéran. Au Liban, des explosions ont été entendues dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, après de nouvelles frappes israéliennes.

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Donald Trump a repoussé jusqu’au 6 avril son ultimatum avant d’éventuelles frappes américaines contre des centrales électriques iraniennes, évoquant une demande du gouvernement iranien. Il affirme que Téhéran est désormais plus enclin à négocier. En Israël, l’opposition accuse le gouvernement Netanyahu de conduire le pays vers un « désastre sécuritaire » en raison d’un manque de soldats. L’armée elle‑même reconnaît avoir besoin de renforts, notamment sur le front libanais, pour assurer ses missions. L’annonce de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban illustre la multiplication des fronts et la difficulté croissante pour Israël de maintenir ses capacités opérationnelles.

Répercussions économiques et sociales

Les marchés asiatiques ont ouvert en baisse vendredi, traduisant la nervosité des investisseurs. À Tokyo, le Nikkei reculait de 0,37 %, tandis que le Kospi perdait 1,89 % à Séoul. Taipei et Sydney affichaient également des replis. Sur le marché pétrolier, le Brent cédait 0,82 % à 107,12 dollars le baril, et le WTI américain baissait de 1,09 % à 93,45 dollars. Ces évolutions reflètent l’incertitude persistante autour du conflit.

Sur le plan social, l’Iran a interdit à ses équipes nationales et clubs sportifs de voyager dans des pays jugés « hostiles », invoquant des risques pour la sécurité des athlètes. L’équipe nationale de football, qualifiée pour le Mondial‑2026 en Amérique du Nord, a confirmé sa participation, mais refuse de jouer aux États‑Unis. Cette décision illustre l’impact du conflit jusque dans le domaine sportif, symbole de la tension généralisée.

Cette guerre, faut-il le rappeler, a débuté avec des frappes conjointement menées par les Etats-Unis et Israël le 28 février dernier, alors que les négociations étaient en cours. Quoique les principaux dirigeants du pays, dont le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei ait été éliminé, l’Iran continue jusque là de riposter en bombardant Israël et les bases militaires américaines dans son voisinage arabique.

Au 28ᵉ jour, la guerre au Moyen‑Orient s’inscrit dans une logique de confrontation militaire, avec des frappes croisées et des pertes humaines qui élargissent encore le champ de bataille. Les signaux diplomatiques restent contradictoires : Washington évoque des discussions, Moscou dénonce des frappes illégitimes, tandis que Téhéran maintient sa ligne de résistance. Entre escalade militaire et incertitudes politiques, le conflit apparaît plus que jamais comme un engrenage sans stratégie claire, où chaque jour accentue la fragilité des équilibres régionaux et internationaux.

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