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Israël et Liban discutent du désarmement du Hezbollah
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Des représentants d’Israël et du Liban réunis vendredi ont discuté du désarmement du Hezbollah et d’un renforcement de la sécurité frontalière, dans le cadre de la surveillance du cessez-le-feu dans le sud du Liban, selon les services du Premier ministre israélien.
Des responsables civils des deux pays, officiellement en état de guerre, étaient présents, pour la deuxième fois depuis le début des réunions de ce groupe, qui comprend également les Etats-Unis, la France et l’ONU.
Des civils avaient participé pour la première fois le 3 décembre à ces échanges, jusque-là réservés aux militaires.
La réunion, fermée à la presse, se tenait sur la Ligne bleue faisant office de frontière entre le Liban et Israël.
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« Sous l’égide des Etats-Unis, une réunion du mécanisme international entre Israël et le Liban s’est tenue comme prévu à Naqoura », dans le sud du Liban, « dans la continuité du dialogue de sécurité visant à garantir le désarmement du Hezbollah par l’armée libanaise », ont indiqué les services de Benjamin Netanyahu.
La rencontre s’est penchée sur « les moyens de promouvoir des projets économiques (…) pour souligner l’intérêt commun qu’il y a à éliminer la menace du Hezbollah et à garantir une sécurité durable pour les habitants des deux côtés de la frontière. »
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Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 27 novembre 2024, l’armée israélienne continue de mener des frappes au Liban, affirmant viser le mouvement islamiste Hezbollah, soutenu par l’Iran, qu’elle accuse de se réarmer.
Israël met également en doute l’efficacité de l’armée libanaise, qui s’est engagée à démanteler d’ici la fin de l’année les structures militaires du Hezbollah entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.
« Retour des habitants »
Le président libanais Joseph Aoun, qui a reçu un des représentants libanais après la réunion, a souligné que le « point de départ » de toutes les discussions devait être « le retour des habitants des villages frontaliers dans leurs maisons et sur leurs terres », selon la présidence.
Le conflit qui a éclaté en octobre 2023 entre Israël et le Hezbollah, en marge de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, a dévasté les zones frontalières du sud du Liban, dont des dizaines de milliers d’habitants sont toujours déplacés.
Les hostilités avaient tourné à la guerre ouverte en septembre 2024, avant un cessez-le-feu deux mois plus tard.
L’ambassade américaine à Beyrouth a également annoncé que des représentants civils et militaires israéliens et libanais s’étaient rencontrés vendredi et avaient « réaffirmé que les progrès sur les volets sécuritaire et politique (…) restent essentiels pour garantir la stabilité et la prospérité à long terme des deux parties ».
Les représentants civils ont évoqué « la mise en place de conditions permettant aux habitants de retourner en sécurité dans leurs foyers », ainsi que la reconstruction et « les priorités économiques », a-t-elle précisé.
Les militaires ont eux évoqué « les moyens d’accroître la coordination » au sein du comité qui surveille la trêve, a-t-elle ajouté.
