La guerre au Moyen-Orient « n’a rien à voir avec l’Otan », répond Berlin à Trump

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En promulguant la loi, Donald Trump enclenche le compte à rebours de 30 jours © Brendan SMIALOWSKI/Archives AFP

La guerre engagée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran « n’a rien à voir avec l’Otan », a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement allemand, en réponse à l’appel de Donald Trump, qui a demandé l’aide d’alliés pour débloquer le détroit d’Ormuz.

« L’Otan est une alliance pour la défense du territoire » de ses membres et « il manque le mandat permettant de faire intervenir l’Otan » en dehors de ses frontières, a déclaré le porte-parole Stefan Kornelius en conférence de presse régulière.

« Cette guerre n’a rien à voir avec l’Otan. Ce n’est pas la guerre de l’Otan », a insisté ce porte-parole du chancelier Friedrich Merz. Vendredi, ce dernier avait appelé à la fin de la guerre au Moyen-Orient, soulignant qu’elle « ne profitait à personne et nuisait économiquement à beaucoup » de monde.

Mais Donald Trump a mis la pression dimanche sur la Chine et l’Otan pour qu’ils aident à débloquer le détroit, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole brut et de gaz, prédisant « des conséquences très mauvaises pour l’avenir de l’Otan » en cas de refus. L’Allemagne « a pris connaissance » de cet appel, a répondu Kornelius.

Berlin souhaite savoir « de la part d’Israël et des États-Unis », ses alliés historiques, « à quel moment les objectifs militaires en Iran auront été atteints », a souligné lundi un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères. « On pourra ensuite engager des pourparlers en vue d’une solution diplomatique », a-t-il ajouté.

Lire aussi. Guerre au Moyen-Orient: Trump veut des navires pour sécuriser le détroit d’Ormuz

S’opposant à toute « nouvelle escalade militaire » dans la région, l’Allemagne n’offrira « aucune participation militaire » mais est prête « à garantir, par la voie diplomatique, la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz », a déclaré le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius au même moment.

« Nous sommes confrontés à une situation que nous n’avons pas provoquée. (…) Cette guerre a commencé sans aucune consultation préalable », a-t-il ajouté, soulignant que la priorité militaire de Berlin était sa « responsabilité très importante » face à la menace russe sur « le flanc Est » de l’Otan et « le Grand Nord ».

« Qu’attend Donald Trump d’une, disons, poignée ou même deux de frégates européennes, là‑bas, dans le détroit d’Ormuz? Qu’elles accomplissent ce que la puissante marine américaine, à elle seule, n’arrive pas à faire? », s’est-il interrogé publiquement.

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