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Le MAE français répond aux «accusations fantaisistes» d’Alger
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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié les accusations des autorités algériennes «d’infondées et fantaisistes», regrettant la convocation de l’ambassadeur de France à Alger.
«Ce sont des accusations infondées et fantaisistes», a réagi dimanche sur France Inter le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, au sujet de la participation des services de renseignement français à des projets visant à déstabiliser l’Algérie. «Je confirme cette convocation et je la regrette», a ajouté l’invité de l’émission « Questions politiques ».
«J’ai évidemment eu notre ambassadeur au téléphone pour lui assurer notre soutien», a précisé le ministre démissionnaire, avant de conclure que «s’agissant de notre relation avec l’Algérie, nous avons dit, nous l’avons même écrit en 2022, le Président Tebboune et le président Macron, une feuille de route qui projette la relation entre nos deux pays sur l’avenir».
« Des accusations infondées », répond Jean-Noël Barrot après l’annonce par le ministère algérien des Affaires étrangères de la convocation de l’ambassadeur de France au sujet de la participation des services de renseignement français à des projets visant à déstabiliser
l’Algérie pic.twitter.com/xC7umCYlsK— France Inter (@franceinter) December 15, 2024
Plusieurs journaux algériens ont rapporté dimanche la convocation de l’ambassadeur de France en Algérie par les autorités du voisin de l’est. Stéphane Romatet s’est vu « signifier la ferme réprobation des plus hautes autorités algériennes face aux nombreuses provocations et actes hostiles français en direction de l’Algérie », a écrit le quotidien gouvernemental El Moudjahid.
Selon Le Soir d’Algérie, la partie algérienne a « tenu de vive voix à désigner clairement l’origine de ces actes malveillants, la DGSE française (Direction générale de la sécurité extérieure) ». L’agence de renseignement aurait, selon ce journal, mené un certain nombre « d’opérations et de manoeuvres agressives ciblant des institutions de la République algérienne dans le but évident de les déstabiliser et de nuire gravement à notre pays ».
La convocation de Romatet « sonne comme une sévère mise en garde, qui intervient au lendemain de graves révélations sur l’implication (de la) DGSE, dans une campagne de recrutement d’anciens terroristes en Algérie à des fins de déstabilisation » du pays, selon El Moudjahid.
La télévision nationale et la chaîne publique d’information en continu AL24 News ont récemment diffusé un documentaire qui affirmait qu’un « plan machiavélique » avait été « brillamment déjoué par les services de sécurité algériens », a rappelé le journal.
L’ambassadeur français s’est aussi vu reprocher des « faits tout aussi graves, des dérapages qui ne relèvent plus seulement de l’acte inamical, mais bien d’une volonté notoire de nuire grandement à l’Algérie », assure Le Soir d’Algérie.
Il s’agit de « rencontres organisées dans les murs de plusieurs représentations battant pavillon français en Algérie et reconnues comme telles, réunissant, autour de diplomates français de rangs divers, principalement des agents consulaires relevant de la DGSE, des personnes connues pour leur hostilité déclarée et permanente envers les institutions algériennes », selon ce journal.
Ce nouvel épisode de tensions entre Alger et Paris survient alors que l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est en détention depuis près d’un mois en Algérie.
