Les États-Unis ont lancé, dans la nuit de jeudi à vendredi, des frappes aériennes en…
Les États-Unis sanctionnent l’Irak pour l’obliger à démanteler les milices pro-Iran (médias)
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Les États-Unis ont suspendu la livraison de dollars à Bagdad ainsi que plusieurs programmes de coopération militaire, dans le but de pousser l’Irak à démanteler les milices pro-iraniennes, accusées d’attaques contre des intérêts américains.
Selon le Wall Street Journal, près de 500 millions de dollars en espèces issus des revenus pétroliers irakiens n’ont pas été livrés, une mesure qui constituerait un levier de pression direct sur les autorités irakiennes.
Des responsables irakiens ont toutefois relativisé cette suspension. Un représentant du gouvernement a évoqué des « raisons logistiques liées à la guerre » et à la fermeture de l’espace aérien.
De son côté, la Banque centrale irakienne affirme disposer de réserves suffisantes et ne pas avoir besoin immédiat de nouveaux transferts de devises.
Les recettes pétrolières irakiennes sont en grande partie déposées à la Réserve fédérale de New York, ce qui confère à Washington un levier important sur l’économie irakienne.
En parallèle, les États-Unis ont interrompu le financement de programmes de formation des forces irakiennes ainsi que la coopération dans la lutte contre le terrorisme, notamment contre État islamique.
Un responsable sécuritaire irakien a confirmé cet arrêt, en lien avec les activités des milices et les attaques récentes.
Pour les Etats-Unis, un point d’équilibre fragile avec Téhéran

L’Irak se retrouve une nouvelle fois au cœur des tensions régionales, pris entre son partenariat avec les États-Unis et sa proximité avec l’Iran.
Depuis le début du conflit régional déclenché fin février, des groupes pro-iraniens ont revendiqué plusieurs attaques contre des cibles américaines sur le sol irakien.
Le département d’État américain a dénoncé « l’incapacité du gouvernement irakien à prévenir ces attaques », estimant que cela « nuit aux relations » bilatérales.
Le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott, a affirmé que les États-Unis « ne toléreront pas les attaques contre leurs intérêts » et attendent de Bagdad qu’il « prenne immédiatement toutes les mesures nécessaires pour démanteler les milices alignées sur l’Iran ».
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Ces pressions interviennent alors que certaines factions ont suspendu leurs attaques après le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.
Malgré ces tensions, l’Iran continue de maintenir son influence en Irak. Le général Esmaïl Qaani s’est récemment rendu à Bagdad pour rencontrer des responsables politiques et des groupes armés pro-iraniens.
Avant la trêve, l’ambassade américaine avait signalé « de nombreuses attaques de drones » visant des installations diplomatiques et l’aéroport international de Bagdad.
Par ailleurs, Donald Trump avait menacé de retirer le soutien américain en cas de retour au pouvoir de Nouri al-Maliki, considéré comme proche de Téhéran.
