Liban: le Hezbollah a cédé la plupart de ses sites militaires à l’armée

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L'Etat libanais, Liban,
Un officier de l'armée libanaise montre au Premier ministre libanais Nawaf Salam une position militaire israélienne à l'horizon, dans le village de Khiam, au sud du pays, près de la frontière avec Israël, le 28 février 2025. (Photo de Rabih DAHER / AFP)

La plupart des sites militaires du Hezbollah dans le sud du Liban ont été placés sous le contrôle de l’armée libanaise, a appris l’AFP samedi d’une source proche du mouvement pro-iranien.

Un accord de cessez-le-feu, conclu fin novembre, a mis fin à plus d’un an d’hostilités, dont deux mois de guerre ouverte, entre Israël et le mouvement libanais, qui ont fait plus d’un million de déplacés et dévasté des pans entiers du pays.

L’accord prévoit que seuls les Casques bleus de l’ONU et l’armée libanaise soient déployés dans le sud du Liban.

Le Hezbollah, très affaibli par la guerre, doit se retirer au nord du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière israélienne, et démanteler ses infrastructures militaires restantes dans le sud.

« Sur les 265 positions militaires du Hezbollah identifiées au sud du Litani, le mouvement en a cédé environ 190 à l’armée », a indiqué la source, sous couvert d’anonymat.

Le Hezbollah est le seul groupe libanais à avoir conservé ses armes après la fin de la guerre civile en 1990, au nom de la « résistance » contre Israël.

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Samedi, à l’occasion de la commémoration du début, il y a 50 ans, de la guerre civile au Liban, le président libanais Joseph Aoun a plaidé pour un Etat « fort » et « souverain » qui détient le monopole des armes.

« Tant que nous considérons unanimement que tout port d’armes qui ne serait pas placé sous l’autorité de l’Etat (…) mettrait en péril les intérêts du Liban pour plus d’une raison, il est temps pour nous tous de dire: le Liban ne peut être protégé que par son État, son armée et ses forces de sécurité officielles », a-t-il déclaré dans un discours.

Dimanche, une émissaire américaine en visite à Beyrouth avait exhorté les autorités libanaises à accélérer le désarmement du Hezbollah.

« Nous continuons d’exhorter le gouvernement à aller jusqu’au bout pour faire cesser les hostilités, ce qui inclut le désarmement du Hezbollah et de toutes les milices », avait déclaré Morgan Ortagus sur la chaîne locale LBCI.

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Le président libanais dont l’élection a été permise par l’affaiblissement du Hezbollah, avait affirmé le lendemain que la question devait être résolue « par le dialogue », car le « Hezbollah est une composante libanaise ».

Au début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas dans le sud israélien le 7 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en tirant des roquettes à partir du sud du Liban pour soutenir son allié palestinien.

Ces hostilités ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024 avec des bombardements israéliens intenses au Liban, principalement contre les bastions du Hezbollah, dont la direction a été quasiment décimée. La guerre a fait plus de 4.000 morts.

Israël, qui a maintenu sa présence militaire au Liban dans ce qu’il présente comme cinq points « stratégiques » le long de la frontière, continue de mener régulièrement des frappes dans le pays voisin, disant viser des infrastructures et membres du Hezbollah.

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