Le chef du Hezbollah a estimé mercredi que toute demande adressée à son parti de…
Liban: le Hezbollah réitère son refus de déposer les armes
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Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi le refus de son parti d’abandonner ses armes, à la veille de la visite à Beyrouth de deux émissaires américains et peu après l’annonce par le gouvernement d’un plan de désarmement du mouvement.
« Faites-le savoir: les armes qui ont fait notre fierté, nous n’y renoncerons pas, les armes qui nous protègent de notre ennemi, nous n’y renoncerons pas », a déclaré Naïm Qassem lors d’un discours télévisé.
« Ces armes, c’est notre âme, notre honneur, notre terre, notre dignité et l’avenir de nos enfants », a-t-il ajouté. « Celui qui veut nous les enlever, c’est comme s’il voulait nous enlever notre âme. »
Sous pression des Etats-Unis et face aux craintes d’une intensification des attaques israéliennes, le gouvernement libanais a chargé le 5 août l’armée de préparer un plan visant à désarmer d’ici fin 2025 le mouvement fondé et financé par l’Iran, ennemi juré d’Israël.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, qui a mis fin le 27 novembre à plus d’un an de conflit entre le Hezbollah et Israël, dont deux mois de guerre ouverte, au terme duquel le mouvement est sorti affaibli.
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Le chef du Hezbollah a appelé le gouvernement à revenir sur ce « pêché », pris selon lui « sous le diktat américano-israélien », accusant Washington de vouloir « détruire le Liban » et d’attiser « la discorde ».
L’émissaire américain Tom Barrack et l’émissaire américaine adjointe pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, doivent rencontrer mardi plusieurs responsables libanais.
Beyrouth doit recevoir une réponse israélienne à une proposition américaine fixant le calendrier et les modalités du désarmement du Hezbollah, et prévoyant un retrait israélien de certaines positions.
Le Hezbollah conditionne toute discussion sur ses armes à un retrait israélien des cinq positions occupées durant la guerre, à l’arrêt des frappes contre le Liban, à la libération de prisonniers et au lancement de la reconstruction.
M. Qassem a par ailleurs critiqué des déclarations récentes de M. Barrack en faveur d’une « approche par étapes ». Il a appelé Israël à tenir ses engagements après un « premier pas » du gouvernement libanais.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est dit prêt à une réduction « progressive » des troupes israéliennes au Liban si le gouvernement libanais concrétise le désarmement du Hezbollah.
Malgré l’accord de cessez-le-feu, l’armée israélienne maintient ses troupes sur cinq positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes contre des dépôts d’armes et des cadres du Hezbollah.
