Cinq journalistes palestiniens ont été tués lundi dans une frappe israélienne visant l’hôpital Nasser à…
Mort d’Ali Khamenei : les détails d’une frappe israélienne appuyée par la CIA
Publié le
Avec l’aide des renseignements de la Central Intelligence Agency (CIA), Israël a mené une frappe aérienne ciblée qui a entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei, en localisant précisément sa présence au sein d’une réunion de haut niveau à Téhéran.
Le guide suprême iranien a été assassiné samedi matin lors d’une frappe aérienne visant un complexe stratégique au cœur de Téhéran, à l’issue de plusieurs mois de surveillance et de collecte de renseignements. L’opération aurait été menée par Israël sur la base d’informations précises fournies par des services américains, selon le The New York Times.
La réunion ciblée se tenait dans un complexe regroupant les bureaux présidentiels, le siège du guide suprême et le secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. L’élément déterminant aurait été la confirmation de la présence personnelle de Khamenei, accompagné de hauts responsables des Gardiens de la Révolution islamique, du ministère de la Défense et des services de sécurité. Cette information aurait conduit à modifier le calendrier initial de la frappe, d’abord prévue de nuit, afin de viser l’ensemble du centre décisionnel.
Durant les mois précédents, un dispositif de suivi approfondi mis en place par la CIA aurait permis d’analyser les communications, les agendas de réunions et les déplacements internes des membres du cercle rapproché du guide. Cette surveillance aurait mis en lumière les rares moments où plusieurs responsables de premier plan se retrouvaient au même endroit.
Selon les informations disponibles, les avions de combat ont décollé à l’aube, équipés de munitions de précision à longue portée. L’opération aurait mobilisé un nombre limité d’appareils afin de réduire l’exposition, avec des frappes coordonnées touchant plusieurs bâtiments du complexe.
Des images satellites diffusées après l’attaque montreraient d’importants dégâts structurels et des colonnes de fumée s’élevant du site visé. Le bilan initial inclurait plusieurs hauts responsables militaires, dont le commandant des Gardiens de la Révolution et d’anciens responsables du Conseil suprême de sécurité nationale.
Dans les heures qui ont suivi, d’autres frappes auraient visé des sites liés à des responsables sécuritaires, dans ce qui apparaît comme une tentative de désorganiser davantage la chaîne de commandement iranienne.
Téhéran a confirmé officiellement la mort de Khamenei. L’annonce est intervenue après une déclaration du président américain Donald Trump évoquant sa disparition. Les autorités iraniennes ont décrété quarante jours de deuil national et la fermeture des administrations publiques pendant une semaine.
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a promis une riposte ferme, tandis que les Gardiens de la Révolution ont juré de venger leur chef. La présidence iranienne a qualifié l’attaque de « crime majeur » et assuré qu’elle ne resterait pas sans réponse.
Lire aussi: Iran :Trump annonce la mort de Khamenei dans l’opération
Concernant la transition institutionnelle, une direction collégiale provisoire aurait été mise en place, incluant le président Masoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i et un membre du Conseil des gardiens. Ce dispositif ouvre la voie à une procédure constitutionnelle conduite par l’Assemblée des experts pour désigner un nouveau guide suprême.
