Pour Trump, les Palestiniens «adoreraient» quitter la bande de Gaza

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Donald Trump. (Photo by ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP)

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que les Palestiniens « adoreraient » quitter la bande de Gaza assiégée et vivre ailleurs s’ils en avaient la possibilité.

Ils « adoreraient quitter Gaza », a-t-il affirmé aux journalistes à la Maison Blanche, en ajoutant: « Je pense qu’ils seraient ravis ».

Donald Trump a déjà suscité une vague d’indignation internationale en proposant de faire « tout simplement le ménage » dans la bande de Gaza et de transférer ses habitants dans des lieux « plus sûrs » comme l’Égypte ou la Jordanie. Ces deux pays se sont opposés à ce plan.

« Lorsque le président parle de ‘faire le ménage’, il parle de rendre (Gaza) habitable », a déclaré mardi Steve Witkoff, ajoutant qu’il « est injuste d’avoir expliqué aux Palestiniens qu’ils pourraient revenir dans cinq ans. C’est tout simplement grotesque ».

La « phase trois, la reconstruction, ne pourra pas se dérouler comme le prévoit l’accord, c’est-à-dire un programme de cinq ans. C’est physiquement impossible », a-t-il dit.

Mais dans la bande de Gaza, de nombreux Palestiniens déplacés par la guerre ont profité de la trêve pour retrouver leur terre, déterminés à reconstruire. Plus d’un demi-million d’entre eux ont déjà regagné le nord du territoire, particulièrement détruit par les combats.

« Trump et Netanyahu doivent comprendre la réalité du peuple palestinien. C’est un peuple profondément enraciné dans sa terre, nous ne la quitterons pas », a affirmé Hatem Azzam, un habitant de Rafah, dans le sud de Gaza.

La première phase de la trêve a permis jusqu’à présent la libération de 18 otages retenus à Gaza et d’environ 600 Palestiniens détenus par Israël, ainsi qu’un afflux de l’aide humanitaire dans le territoire assiégé.

La deuxième phase doit permettre la libération des derniers otages et la fin définitive de la guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

Lire aussi. Trêve à Gaza: Israël confirme la reprise des négociations lundi, à Washington

Une fois que les libérations d’otages durant la première phase auront été achevées, le mouvement islamiste palestinien détiendra encore une cinquantaine d’otages, morts ou vivants.

Au total, 251 personnes avaient été enlevées lors de l’attaque du 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.210 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes.

L’offensive israélienne menée en représailles dans la bande de Gaza a fait au moins 47.487 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Selon des responsables locaux et de l’ONU, les opérations militaires israéliennes dans deux camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie, Tulkarem et Jénine, ont déplacé près de 5.500 familles palestiniennes depuis décembre.

L’agence des Nations unies pour les territoires palestiniens (Unrwa) a averti mardi que le camp de réfugiés de Jénine « se dirige vers une catastrophe ».

« Les résidents de ce camp en particulier ont enduré l’impossible », a déclaré Juliette Touma, porte-parole de l’Unrwa, soulignant qu’une grande partie du camp avait été « complètement détruite par une série d’explosions provoquées par les forces israéliennes ».

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