Trêve à Gaza: réactions mitigées en Israël, entre joie et inquiétude

Publié le
Trêve à Gaza: réactions mitigées en Israël, entre joie et inquiétude
Des parents et amis de personnes tuées et enlevées par le Hamas et emmenées à Gaza participent à une manifestation à Tel Aviv, Israël, le mercredi 15 janvier 2025 © DR

L’annonce mercredi d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas devant mener à la libération des otages à Gaza a provoqué des sentiments mitigés chez les Israéliens, entre joie et inquiétude.

« D’un côté, bien sûr, je suis très heureuse, mais je suis aussi inquiète car je veux voir l’accord se poursuivre jusqu’à ce que le dernier otage soit de retour chez lui, qu’il soit vivant ou décédé », affirme à l’AFP Ornit Barak, 59 ans, présente à un rassemblement à Tel-Aviv pour réclamer la fin de la guerre et le retour de tous les otages.

« Nous sommes très inquiets qu’à un moment donné, pour une raison ou une autre, cela s’arrête et que nous repartions en guerre », ajoute-t-elle.

« Pour nous, ce n’est que le début, nous les voulons tous ici. Ce n’est pas terminé, ce n’est pas suffisant si seulement certains d’entre eux reviennent, » a déclaré Arnon Cohen, un habitant du kibboutz Nahal Oz, près de la bande de Gaza, dont deux habitants sont encore otages.

Pour Ifat Kalderon, cousine de l’otage franco-israélien Ofer Kalderon, « il y a des sentiments mitigés, d’un côté de la joie, mêlée à un stress horrible avant de savoir que ça va vraiment se passer ».

« Je crois qu’Ofer est en vie et j’espère qu’il va revenir », dit-elle.

Dans une première phase, 33 otages devraient être libérés, en commençant par les femmes et les enfants, en échange d’un millier de Palestiniens détenus par Israël.

Sur 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 94 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée israélienne.

« Je pense que tout doit être fait pour ramener tous les otages chez eux, c’est la priorité. Le prix est très, très élevé, c’est vrai, mais il faut les ramener. La douleur est immense, je ne peux pas imaginer ce que les familles (des otages) traversent, et nous devons tout faire pour les ramener chez elles », a dit Tamar, enseignante de 38 ans, vivant à Jérusalem.

 

La rédaction vous conseille

Les titres du matinNewsletter

Tous les jours

Recevez chaque matin, l'actualité du jour : politique, international, société...

Trêve à Gaza: réactions mitigées en Israël, entre joie et inquiétude

S'ABONNER
Partager
S'abonner