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Washington exhorte le Liban à engager des négociations directes avec Israël
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L’émissaire américain Tom Barrack a exhorté samedi le Liban à engager des pourparlers directs avec Israël alors que les attaques israéliennes s’intensifient contre les bastions du Hezbollah, près d’un an après un accord de trêve.
Malgré le cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre en novembre 2024, l’armée israélienne maintient cinq positions dans le sud du Liban et y mène des raids réguliers, affirmant viser des positions du Hezbollah.
Vendredi, le président libanais Joseph Aoun a accusé Israël d’avoir répondu à son offre de négociation par une intensification de ses frappes dans le pays.
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Les autorités libanaises ont mené par le passé des pourparlers indirects avec Israël, mais des négociations directes pourraient être la clé pour apaiser les tensions, a estimé M. Barrack.
« Le dialogue doit se faire avec Israël. Il doit se faire uniquement avec Israël. Israël est prêt », a-t-il déclaré aux journalistes en marge d’une conférence sur la sécurité à Manama, au Bahreïn.
« Franchissez le pas et engagez le dialogue avec Israël, cela ne peut pas faire de mal », a-t-il ajouté, en reconnaissant que les dirigeants libanais étaient « à juste titre nerveux » à l’idée de telles discussions.
Le Hezbollah a été affaibli par la guerre, mais le mouvement soutenu par l’Iran reste armé et continue d’exercer une influence importante dans le pays.
« Ils hésitent à juste titre, car l’environnement est dangereux », a dit M. Barrack à l’AFP.
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Si les dirigeants libanais sont prêts à le faire, les Etats-Unis peuvent aider et faire « pression sur Israël pour qu’il se montre raisonnable », a-t-il affirmé.
Les Etats-Unis pressent le Liban de suivre l’exemple de la Syrie voisine, qui cherche à conclure un accord de sécurité avec Israël.
« La voie à suivre est très claire: il faut se rendre à Jérusalem ou à Tel-Aviv pour discuter aux côtés de la Syrie. La Syrie montre la voie », a encore dit M. Barrack lors d’une table ronde.
