Seule une trentaine de supporters étaient présents dimanche matin à l'aéroport de Rio de Janeiro…
Ancelotti prend les rênes du Brésil pour restaurer la gloire d’une Seleção en crise
Publié le
Deux jours après ses adieux émouvants au Real Madrid, l’Italien Carlo Ancelotti prend ce lundi ses fonctions de sélectionneur du Brésil, avec la mission de rendre sa gloire perdue au quintuple champion du monde.
Ancelotti, premier étranger en six décennies à diriger la Seleção, arrive pour redonner une nouvelle image à une équipe nationale ayant connu peu de succès sportifs ces dernières années et boudée par ses supporters. Il sera officiellement présenté dans un grand hôtel de Rio de Janeiro à partir de 18h00 GMT.
Entraîneur le plus titré de l’histoire en Ligue des champions (5), l’Italien entame à 65 ans sa toute première expérience de sélectionneur d’une équipe nationale.
« Carletto » remplace Dorival Júnior, limogé après une défaite 4-1 contre l’éternel rival argentin en mars, lors des qualifications sud-américaines pour la Coupe du monde 2026. Il fera ses débuts en juin contre l’Équateur et le Paraguay, deux matches importants dans une phase qualificative où le Brésil occupe actuellement la quatrième place (qualificative), mais à dix points du leader argentin, déjà qualifié.
Il annoncera lundi sa première liste de joueurs, avec le possible retour de Neymar dans la Seleção après près de deux ans d’absence.
Selon la presse brésilienne, l’ancien attaquant de Barcelone et du Paris SG, qui évolue actuellement au Santos FC, figure parmi les joueurs envisagés par Ancelotti, tout comme d’autres absents récents, tels que Casemiro (Manchester United) et Richarlison (Tottenham).

L’arrivée d’Ancelotti était espérée depuis plus de deux ans par la Confédération Brésilienne de Football (CBF), qui cherche à mettre fin à une série de résultats décevants. Depuis son dernier titre mondial en 2002, la Seleção n’a atteint les demi-finales de la Coupe du monde qu’une seule fois en cinq dernières éditions, a subi une humiliation historique (7-1) en demi-finale de « son » Mondial en 2014 contre l’Allemagne, et n’a remporté qu’une seule des six dernières Copa América, en 2019.
Quand Carlo Ancelotti voit le tifo du Santiago Bernabeu…
— Edition Merengue (@EditionMerengue) May 24, 2025
Ancelotti prend aussi ses fonctions alors que le CBF est en pleines turbulences. L’instance a élu dimanche son nouveau président, Samir Xaud, après la récente destitution par la justice de son prédécesseur, Ednaldo Rodrigues.
Carlo Ancelotti is off to Brazil. ✈️🇧🇷
📸 @FabrizioRomano pic.twitter.com/UL1MRpWvqf
— Madrid Zone (@theMadridZone) May 25, 2025
« Que le Christ Rédempteur bénisse l’arrivée et la trajectoire de notre +mister+ Carlo Ancelotti, afin qu’il puisse obtenir (…) le très convoité sixième titre mondial », a déclaré le nouveau président, lui promettant « une autonomie totale ».
Selon les médias, l’entraîneur touchera environ 10 millions d’euros par an et sera accompagné par son staff technique, y compris son fils, Davide.
