Finale de la CAN : l’ex SG de la CAF Mosengo-Omba dénonce des accusations « émotionnelles » du Sénégal

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Finale de la CAN : Mosengo-Omba défend invoque l’indépendance des instances et dénonce des accusations « émotionnelles » du Sénégal
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Le secrétaire général démissionnaire de la CAF Vérone Mosengo-Omba a défendu l’impartialité des décisions de la Confédération notamment la décision de la Commission d’appel de déclarer le Maroc vainqueur sur tapis vert de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025) au Maroc, rejettant au passage les accusations sénégalaises contre le Maroc.

Dans un entretien accordé à France 24, le secrétaire général démissionnaire de la Confédération africaine de football, Veron Mosengo-Omba, a apporté des éclaircissements sur les circonstances de son départ ainsi que sur la controverse entourant la récente finale de la CAN.

Vérone Mosengo-Omba a tenu à replacer son départ dans une logique strictement personnelle, évoquant « la fin naturelle d’un cycle » après cinq années à la tête de l’administration de l’instance continentale.

Il a, en préambule, exprimé sa gratitude au Roi Mohammed VI, saluant « les conditions de travail exceptionnelles » mises à disposition de la CAF grâce à l’implication du Royaume et de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), dirigée par Fouzi Lekjaa.

Une affaire toujours en cours devant le TAS

S’agissant de la finale controversée entre le Sénégal et le Maroc, Mosengo-Omba a adopté une position de réserve, rappelant que la procédure est toujours pendante devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Il a toutefois détaillé le cadre réglementaire invoqué par la partie marocaine, notamment l’article 82 du règlement de la CAN, qui stipule qu’une équipe quittant le terrain ou refusant de poursuivre un match sans autorisation arbitrale est considérée comme perdante.

Selon lui, « la Fédération royale marocaine de football a exercé son droit de recours après une première décision défavorable de la commission de discipline ». La commission d’appel, en revanche, a retenu l’argumentation marocaine, aboutissant à une décision diamétralement opposée.

« Cette divergence, loin de traduire une quelconque anomalie, illustre au contraire l’indépendance des organes juridictionnels de la CAF », a-t-il insisté.

Mosengo-Omba rejette les accusations de favoritisme

Face aux critiques virulentes émanant du Sénégal, accusant la CAF de partialité en faveur du Maroc, Mosengo-Omba a opposé une fin de non-recevoir.

Il a dénoncé des accusations « dictées par l’émotion », rappelant que ni lui-même ni le président de la CAF, Patrice Motsepe, n’ont pris part à la procédure.

« Les instances disciplinaires sont autonomes. Si une décision est contestée, il existe des voies de recours, ce qui a d’ailleurs été le cas avec la saisine du TAS », a-t-il précisé, appelant à « fonder toute accusation sur des éléments probants et non sur des impressions ».

Une CAN record et un bilan revendiqué

Mosengo-Omba a également tenu à défendre son bilan, mettant en avant une édition de la CAN ayant « battu tous les records, tant en termes d’audience que de revenus ».

Reconnaissant certaines difficultés organisationnelles, notamment liées à la gestion des flux de supporters et de la billetterie, il a souligné que celles-ci ont été surmontées grâce à une coordination efficace avec les autorités locales.

Des accusations judiciaires définitivement écartées

Interrogé sur les enquêtes dont il a fait l’objet, notamment en Suisse, l’ancien dirigeant a affirmé avoir été « totalement blanchi » par le ministère public de Fribourg.

Il a évoqué des dénonciations émanant de personnes opposées aux réformes engagées au sein de la CAF, estimant que « la volonté de régulation ne fait pas toujours l’unanimité ».

Une relation assumée avec la FIFA

Concernant sa proximité avec Gianni Infantino, Mosengo-Omba a assumé une relation ancienne, remontant à leurs études communes à l’Université de Fribourg.

Lire aussi: Litige Maroc–Sénégal : ce que le TAS peut changer dans l’affaire de la CAN 2025

Il a toutefois réfuté toute influence de la FIFA sur la CAF, qualifiant ces allégations de « fantasmes », et rappelant que le rôle du président de la FIFA consiste à développer le football à l’échelle mondiale, sans interférence dans les décisions internes des confédérations.

Une ambition nationale en perspective

Enfin, Mosengo-Omba n’a pas exclu une candidature à la tête de la fédération congolaise de football, tout en précisant qu’aucune décision n’a été formellement prise à ce stade.

Lire aussi: Finale CAN 2025: Motsepe promet de « respecter » la décision du TAS

Il a laissé entendre que son expérience à la CAF pourrait servir de modèle pour restructurer le football en République démocratique du Congo, évoquant « un potentiel considérable encore insuffisamment exploité ».

Une ligne de défense constante

En conclusion, l’ancien secrétaire général a affirmé que les critiques dont il fait l’objet visent davantage sa personne que son action, revendiquant un bilan qu’il juge « structurant » pour le football africain.

Il a insisté sur un point central : « les décisions prises dans le cadre de la CAN relèvent d’un processus institutionnel indépendant, et non d’une quelconque influence extérieure ».

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