Finale de la CAN: la réunion de la commission de discipline de la CAF reportée à la demande du Sénégal

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Finale de la CAN: la réunion de la commission de discipline de la CAF reportée à la demande du Sénégal
Des supporters sénégalais envahissent la pelouse lors de la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc au stade Moulay Abdellah, à Rabat, le 18 janvier 2026. © DR

La commission de discipline de la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé, ce dimanche, le report de sa réunion consacrée aux incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposant le Maroc au Sénégal.

Initialement prévue ce dimanche, la séance se tiendra finalement le mardi 27 janvier, à la demande de la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui a souhaité disposer d’un délai supplémentaire pour préparer sa défense.

Le président de la commission écarté du dossier

Malgré ce report, une décision importante a été prise sur le plan procédural. Le président sénégalais de la commission de discipline de la CAF, Ousmane Kane, a été temporairement écarté de l’examen de cette affaire, en raison de l’implication directe de son pays dans le dossier.

Cette mesure, prévue par le règlement interne de la CAF, vise à éviter tout conflit d’intérêts, à garantir la neutralité des travaux de la commission et à préserver la crédibilité du processus disciplinaire.

Une finale au cœur de la controverse

Une semaine après la finale de la CAN 2025, la rencontre Maroc–Sénégal continue de susciter de vives tensions sur la scène médiatique et institutionnelle africaine.

Après les propos polémiques du joueur sénégalais Ismaïla Jakobs, évoquant de supposés faits d’empoisonnement — rapidement démentis par son compatriote Idrissa Gana Gueye — la controverse a pris une nouvelle ampleur avec la sortie médiatique du président de la Fédération sénégalaise.

Le milieu de terrain d’Everton a formellement démenti toute accusation, déclarant : « Nous n’avons pas été empoisonnés avant la finale. Nous voyageons toujours avec notre propre chef. »

Ces propos, contredisant certaines déclarations antérieures, ont accentué la confusion et les tensions autour de cet épisode. Et pis, juste après Ismaïla Jakobs, Abdoulaye Fall a ajouté une couche et non des moindres.

Les accusations d’Abdoulaye Fall

Dans une longue intervention diffusée sur le média sénégalais Sénéweb, Abdoulaye Fall est revenu en détail sur les conditions entourant la finale. Il a critiqué l’organisation logistique, le choix de l’hôtel réservé à la délégation sénégalaise — la CAF ayant proposé deux options d’hébergement et la FSF ayant choisi le second hôtel — la sécurité jugée insuffisante à l’arrivée à Rabat (alors que des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent un dispositif complet mis en place par les autorités marocaines), la gestion de la billetterie (responsabilité de la CAF et gérée entièrement en ligne dans  une parfaite transparence), ainsi que le lieu d’entraînement proposé à son équipe.

Selon le président, qui s’exprimait en wolof et en français, le Sénégal aurait refusé de s’entraîner au Complexe Mohammed VI, estimant que ce choix exposait son équipe à des risques tactiques et compromettait la confidentialité de sa préparation.

Le point de rupture : l’arbitrage

Le principal grief du président de la FSF demeure toutefois la désignation de l’arbitre de la finale. Abdoulaye Fall affirme que l’identité de l’arbitre n’a été communiquée que la veille du match, aux alentours de 22 heures, ce qui aurait empêché toute possibilité réglementaire de récusation.

Il soutient également qu’une lettre officielle de protestation, préparée à la veille, aurait été transmise à la CAF alors que la rencontre était encore en cours.

La fuite en avant d’Abdoulaye Fall

Ces déclarations, qui constituent une fuite en avant du patron du football sénégalais selon les observateurs, ont contribué à accentuer la pression sur la CAF, déjà fragilisée après une finale marquée par de fortes tensions et un public très impliqué.

La réunion de la commission disciplinaire prévue mardi s’annonce ainsi déterminante, tant pour les éventuelles suites disciplinaires que pour la préservation de la stabilité institutionnelle du football africain.

Des accusations graves et infondées

Plusieurs sources estiment que le dossier marocain repose sur des éléments solides et que les responsables de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) sauront répondre aux accusations de Fall selon lesquelles « le Maroc contrôlerait la CAF ».

« Il faut le dire : ils tiennent tout en main et décident de tout », a déclaré Abdoulaye Fall lors d’un rassemblement samedi, affirmant que peu de fédérations oseraient s’opposer à cette supposée influence.

Ces accusations, jugées graves et infondées par de nombreux observateurs, donnent à cette polémique une dimension inattendue, susceptible de porter atteinte à la crédibilité de la CAF et, plus largement, à l’image des institutions sportives africaines et du football continental.

Dossier marocain solide

Ces déclarations surviennent alors qu’une atmosphère lourde règne actuellement au siège de la CAF au Caire, comparable à un calme précédant une tempête qui pourrait frapper le football sénégalais.

Selon plusieurs discrétions concordantes relayées, un scénario inédit serait étudié par la CAF : valider sportivement la victoire du Sénégal tout en gelant le versement de la prime du vainqueur, estimée à 10 millions de dollars, jusqu’à la décision finale du Tribunal arbitral du sport (TAS).

Cette option traduirait, selon les mêmes sources, la reconnaissance d’un risque juridique réel susceptible d’affecter l’issue officielle du tournoi. Cette sanction viserait également à mettre fin aux comportements inappropriés comme la pression extrême exercée par le banc sénégalais sur le corps arbitral.

Quel sort pour l’arbitre ?

Les mêmes sources indiquent que l’arbitre congolais Jean-Jacques Ngambo Ndala aurait quitté Le Caire dans un état psychologique fragile, après avoir été confronté à plusieurs séquences vidéo montrant ses difficultés à gérer des situations critiques du match.

Une vidéo de Ndala sifflant la fin du match après que le dernier joueur sénégalais sur le terrain Sadio Mané était parti ramener ses coéquipiers est devenue virale ce dimanche 25 janvier sur les réseaux sociaux !

Un débat serait en cours au sein de la Commission des arbitres concernant une suspension temporaire de son badge international, dans l’attente d’une évaluation complète de sa prestation.

Une phrase captée par les caméras qui bouleverse le dossier marocain

Selon des sources bien informées, une phrase enregistrée par les caméras de surveillance, attribuée à l’un des plus hauts responsables techniques de la délégation sénégalaise, est aujourd’hui au cœur de la note juridique marocaine transmise aux instances compétentes.

Alors que plusieurs joueurs hésitaient à regagner la pelouse à l’entrée du tunnel, le responsable aurait lancé, sur un ton particulièrement virulent : « Ne revenez pas… c’est fini. Laissez le chaos envahir le terrain ! Ils ne tireront pas ce penalty, même si cela nous coûte la coupe ».

Cette déclaration, loin d’être un simple accès de colère, est interprétée par la partie marocaine comme un ordre clair et explicite de retrait, constituant un acte volontaire de refus de jeu.

Une manœuvre plus qu’un retour au jeu

Selon le Maroc, le retour tardif de la sélection sénégalaise sur la pelouse — après 16 minutes d’interruption — ne saurait être considéré comme une reprise normale du match.

Il s’agirait plutôt d’une manœuvre de repli, intervenue après la prise de conscience que l’abandon définitif aurait exposé la fédération à des sanctions lourdes, allant jusqu’à une suspension des compétitions internationales pendant plusieurs années.

La CAF face à un piège juridique majeur

Ces révélations placent la CAF dans une situation délicate. L’existence de l’enregistrement vidéo rendrait toute sanction légère juridiquement intenable. Ignorer cette séquence reviendrait, selon les juristes, à vider les règlements disciplinaires de leur valeur contraignante. Les membres de la commission compétente vivent actuellement une tension juridique considérable, conscients que les images démontrent que l’atteinte à l’esprit sportif ne s’est pas produite sur le terrain, mais dans le tunnel, avant que le penalty de Brahim Diaz ne soit manqué.

Selon l’interprétation de l’article 84 du règlement disciplinaire, cet élément pourrait juridiquement remettre en cause la validation du titre, non pas sur le terrain, mais dans les bureaux, au nom du droit et du respect des règles.

Tentatives de médiation avec le Maroc

Dans un contexte de tension extrême, des démarches diplomatiques discrètes ont été entreprises ces dernières heures. Des responsables de la CAF auraient pris contact avec des représentants sportifs marocains afin d’évaluer la possibilité d’un accord global, incluant compensations financières et sanctions disciplinaires sévères contre le Sénégal, en échange d’un non-recours devant le TAS. Cependant, les premiers échos indiquent que le Maroc resterait fermement attaché à la voie juridique jusqu’à son terme.

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