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Formule 1: un mégaprojet de 1,2 milliard de dollars pour un Grand Prix au Maroc
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La F1 compte bien faire son come-back en Afrique. En plus de l’Afrique du Sud et du Rwanda qui poussent de leurs côtés, le Maroc pourrait bientôt rejoindre cette course en attendant quelques détails pour le lancement d’un mégaprojet. Détails.
Les prémices de la Formule 1 en Afrique remontent à 1958, lorsque le Maroc a accueilli le premier Grand Prix du continent. C’est à Casablanca, sur le circuit d’Aïn Diab que cette course s’est déroulée avec la participation des meilleurs pilotes de l’époque. Mais depuis le GP de Johannesburg en 1993, soit plus de trois décennies, la F1 a disparu du continent.
Toutefois, depuis quelques mois, l’on parle d’un éventuel come-back en Afrique porté par les candidatures de l’Afrique du Sud et du Rwanda, mais pas que. Le Maroc compte bientôt rejoindre la course africaine pour l’organisation d’un GP sur le continent, révèle le site spécialisé RacingNews365.
L’on apprend qu’un mégaprojet d’un investissement total de 1,2 milliard de dollars serait dans le pipe au Maroc. Et c’est à Tanger qui est pressentie pour l’accueillir. D’après la même source, ce projet devrait comprendre un circuit de grade 1, essentiel aux courses F1, WEC et MotoGP, ainsi qu’un parc à thème, un centre commercial, des hôtels et un port de plaisance.
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Ce projet, qui pourrait créer pas moins de 10.000 emplois, a choisi la région de Tanger pour diverses raisons. D’abord son accessibilité depuis l’Europe et ses infrastructures maritimes, pour ne citer que ceux-là. Une étude de faisabilité a été réalisée dans la ville du Détroit par Eric Boullier. L’ancien patron de McLaren et de Lotus, également ex-directeur du GP de France (2018-2022), a été contacté “en décembre 2023 » pour évaluer la possibilité pour le Maroc d’accueillir la F1.

“Nous avons constaté que l’endroit qu’ils avaient choisi répondait à tous les critères, et à partir de là, nous avons construit le projet. Il s’agit d’un projet de grande envergure. Il s’agit d’un mini-Abu Dhabi, si je peux me permettre une comparaison, créant un écosystème complètement indépendant, évidemment basé sur le tourisme”, avance le Français.
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Ainsi, un investissement privé de 800 millions de dollars a été obtenu en attendant un financement complet. Mais le plus important reste tout de même l’approbation finale des autorités du Royaume. “C’est un projet stratégique pour le pays, un projet très sérieux, qui doit être approuvé au plus haut niveau. Si nous l’obtenons, il cochera toutes les cases de ce que la F1 veut réaliser en Afrique”, explique Boullier.
Aussi, le PDG de la F1, Stefano Domenicali, ne serait pas contre le retour des courses sur le sol africain. “Il a déclaré pendant le week-end du Grand Prix de Monaco qu’il était en pourparlers avec trois pays africains pour tenter de mettre fin à 32 ans d’attente pour une course sur le continent, bien qu’il ait prévenu qu’il ne s’attendait pas à un »résultat à très court terme »”, lit-on sur le site susmentionné.
La F1 serait chaude à l’idée de retrouver l’Afrique et l’Afrique se doit de faire partie de la F1. Seul le feu vert des plus hautes autorités marocaines est attendu pour démarrer le projet. Un projet qui, selon Boullier, a toutes ses chances face à l’Afrique du Sud et au Rwanda. Le circuit pourrait voir le jour en 2028.
