Le Mondial 2026, s'il était coorganisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, générerait…
Mondial 2026: seizièmes de finale et nouveautés arbitrales
Publié le
En passant de 32 à 48 équipes en phase de poules, le règlement du Mondial 2026 a introduit des seizièmes de finale et un savant calcul des « meilleurs troisièmes », tout en intégrant plusieurs nouveautés arbitrales.
Là où une couronne mondiale passait depuis 1998 par l’enchaînement de sept rencontres – trois matches de groupe puis un huitième de finale, quart, demi-finale et finale -, la phase à élimination directe comporte désormais une étape de plus, celle des seizièmes de finale.
Pour réduire les 48 sélections engagées à 32 dans cette phase couperet, il faut non seulement qualifier les deux premiers de chacun des 12 groupes – comme auparavant avec huit groupes -, mais également huit des meilleurs troisièmes.
Les premiers de huit groupes (A, B, D, E, F, G, I – celui des Bleus – et L) croiseront ces huit meilleurs troisièmes, selon un tableau comprenant… 495 combinaisons, définies par la Fifa dans une annexe de son règlement.
Si la France sortait en tête du groupe I, par ordre de probabilité, elle pourrait rencontrer le troisième du groupe F (Pays-Bas, Japon, Suède, Tunisie), celui du groupe D, du G, du H et enfin du C, le scénario mathématiquement le moins vraisemblable.
Cartons jaunes annulés et nouveaux cartons rouges
Conséquence de cette compétition rallongée, les cartons jaunes n’ayant pas entraîné de suspension sont désormais annulés à deux reprises: à l’issue des quarts de finale, comme avant, mais également après la phase de groupe, limitant donc la gestion des joueurs avertis à trois rencontres consécutives.
Réagissant fin avril à deux polémiques récentes, la Fifa a annoncé deux modifications des lois du football à compter du Mondial: tout joueur se couvrant la bouche lors d’une altercation verbale avec un adversaire sera puni d’un carton rouge, la même sanction guettant les joueurs quittant le terrain pour protester contre une décision arbitrale.

Sur le premier point, l’instance répond à la mise en cause de l’ailier argentin de Benfica Gianluca Prestianni, accusé d’injures racistes visant le Brésilien Vinicius Jr lors d’un match de Ligue des champions, et finalement sanctionné pour insulte homophobe.
La seconde règle suit l’imbroglio autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations: le Sénégal, qui avait remporté la rencontre après prolongation, a finalement été déchu du titre continental pour avoir quitté la pelouse dans le temps additionnel pour protester contre un penalty accordé au Maroc.
Mondial 2026: accélérer le jeu et VAR élargie
Pour dissuader les équipes de gagner du temps, les joueurs remplacés auront dix secondes pour quitter le terrain, sinon leur remplaçant devra attendre le premier arrêt de jeu survenu une minute après le changement pour entrer sur la pelouse.
Par ailleurs, un nouveau compte à rebours de cinq secondes a été créé pour effectuer une touche ou un dégagement aux six mètres. En cas d’infraction, la touche sera inversée, et le six mètres se transformera en corner pour l’équipe adverse, avait détaillé la semaine dernière Pierluigi Collina, responsable de l’arbitrage au sein de la Fifa.
Enfin, le champ d’action de l’arbitrage vidéo est élargi: la VAR permettait jusqu’à présent de revoir l’action menant à un carton rouge direct, et il sera désormais possible de réévaluer un second avertissement entraînant une exclusion. Une révision pourra également intervenir si un corner est accordé à tort, à condition que cette intervention ne ralentisse pas la reprise du jeu.
