La croissance de l’économie marocaine devrait s'accélérer pour atteindre 3,9% en 2025, prévoit la Banque…
Économie : en 2025 le Maroc réalise un top croissance jamais atteint en 8 ans
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La note de conjoncture de la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE), indique qu’en 2025 l’économie du Maroc a atteint un niveau jamais atteint ces 8 dernières, porté par une reprise agricole et une dynamique soutenue des secteurs non agricoles.
Selon le rapport publié vendredi par la DTFE, «l’activité économique a confirmé son orientation positive, tandis que le processus de désinflation engagé en 2024 s’est consolidé avec un retour durable de l’inflation à des niveaux modérés». D’après les données des analystes, la croissance économique a atteint 4,8 % en 2025, contre 3,8 % en 2024, soit son niveau le plus élevé depuis 2017.
Cette performance s’explique par une campagne agricole favorable, avec une production céréalière en hausse de 39 % à 43 millions de quintaux, et par la vigueur des activités industrielles et de services. Le secteur du BTP a progressé de 8,2 %, porté par les grands chantiers d’infrastructures et les projets liés à l’accueil d’événements sportifs. L’industrie a également affiché une croissance de 4,1 %, tandis que la production de phosphates et dérivés a augmenté respectivement de 7,5 % et 5,2 %.
Dans le domaine des services, le tourisme a battu un record avec 19,8 millions de visiteurs (+13,7 %), entraînant une hausse du trafic aérien à 36,4 millions de passagers (+11,1 %). Parallèlement, l’inflation est restée maîtrisée, à 0,8 % en moyenne annuelle, confirmant la tendance baissière amorcée en 2024. La Banque centrale a poursuivi son cycle d’assouplissement monétaire, réduisant son taux directeur en mars 2025 pour soutenir l’activité.
Échanges extérieurs et finances publiques : contrastes et ajustements
Sur le plan des échanges, le déficit du compte courant s’est creusé à 2,5 % du PIB contre 1,2 % en 2024. Le déficit commercial a progressé de 15,8 % pour atteindre 353,1 milliards de dirhams, en raison d’une hausse plus forte des importations (+8 %) que des exportations (+2,8 %). Le taux de couverture est ainsi tombé à 57 %. Les exportations ont bénéficié des phosphates (+14,6 %) et de l’aéronautique (+10 %), mais ont reculé dans l’automobile (-2 %), le textile (-4,5 %) et l’électronique (-8,8 %).
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Les importations ont été tirées par les produits bruts (+31,5 %), les biens de consommation (+14,6 %) et les produits d’équipement (+10,5 %), malgré une baisse de la facture énergétique (-5,5 %). Toutefois, les flux financiers ont affiché un bon comportement : les recettes voyages ont bondi de 21,1 % à 138,1 milliards de dirhams, les transferts des MRE ont progressé de 2,6 % à 122 milliards, et les investissements directs étrangers ont plus que doublé (+122,5 %) pour atteindre 23,6 milliards.
Sur le plan budgétaire, le déficit s’est réduit à 3,5 % du PIB contre 3,8 % en 2024. Les recettes ordinaires ont progressé de 14,2 %, portées par une hausse des impôts directs (+19,3 %) et indirects (+10,6 %). Les dépenses ordinaires ont augmenté de 12,7 %, notamment celles liées aux biens et services (+15,7 %). Les dépenses d’investissement ont atteint 125,3 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation supérieur aux prévisions (118,7 %).
Dette et emploi : amélioration notable
La dette du Trésor a atteint 1 145 milliards de dirhams, mais son ratio par rapport au PIB a reculé à 67,2 % contre 67,7 % en 2024. La dette intérieure reste prédominante (73,8 %), en ligne avec les objectifs de gestion.
Sur le marché du travail, l’économie nationale a créé 193 000 postes en 2025, contre 82 000 en 2024. Cette dynamique a permis une baisse du chômage à 13 %, contre 13,3 % un an plus tôt. La DTFE précise que « la population active en chômage a diminué de 17 000 personnes, suite à une baisse de 9 000 dans les villes et de 8 000 dans les campagnes ». En milieu urbain, le taux de chômage a reculé à 16,4 %, tandis qu’en milieu rural il est descendu à 6,6 %. Les jeunes et les diplômés ont également bénéficié de cette amélioration, avec une baisse notable du chômage parmi les 25‑34 ans et les titulaires de diplômes supérieurs.
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En somme, 2025 confirme la résilience de l’économie marocaine. Entre une croissance soutenue, une inflation maîtrisée, un déficit budgétaire en recul et une amélioration du marché de l’emploi, les indicateurs macroéconomiques traduisent une consolidation des équilibres. Certes, le déficit commercial reste préoccupant, mais la progression des flux financiers et la baisse du ratio d’endettement du Trésor renforcent la soutenabilité du cadre macro‑budgétaire.
