Le Maroc a payé sa contribution au budget ordinaire des Nations unies au titre de…
Conseil de paix: voici le montant de la contribution versée par le Maroc (média)
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On le savait, le Maroc figure parmi les rares pays qui ont effectivement versé des fonds au Conseil de paix (Board of Peace), créé par le président américain par Donald Trump pour superviser la reconstruction de Gaza après-guerre. Mais l’on en sait désormais un peu plus sur le montant de cette contribution.
Le Royaume a contribué à hauteur de 3 millions de dollars au Conseil de paix, révèle une enquête du Financial Times, qui rapporte une contribution de 20 millions de dollars de la part des Emirats arabes unis. Ces sommes sont allouées au bureau de Nickolay Mladenov, haut représentant pour le Gaza d’après-guerre, et servent notamment à couvrir les salaires du comité technocratique palestinien chargé d’administrer le territoire, ajoute la même source.
Par ailleurs, Abou Dhabi aurait engagé 100 millions de dollars supplémentaires destinés à la création et à la formation d’une nouvelle force de police locale à Gaza. Toutefois, ces fonds demeurent pour l’heure gelés et le programme n’a pas encore démarré.
Conseil de paix: le Maroc parmi les exceptions
Début avril dernier, une source proche du dossier révélait que seuls le Maroc, les Emirats arabes unis et les Etats-Unis avaient effectivement versé des fonds au Conseil de paix, mais pour un total inférieur à 1 milliard de dollars. Ceci, alors que les promesses officielles s’élèvent à un total de 17 milliards de dollars.
Outre ces trois contributeurs effectifs, d’autres pays ayant promis des contributions au Conseil de paix incluent l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Ouzbékistan ou encore le Koweït.
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Par ailleurs, dans un rapport adressé le 15 mai au Conseil de sécurité de l’ONU, le Conseil a appelé les États contributeurs à accélérer le versement des financements promis, faisant état d’un important écart entre les engagements annoncés et les montants effectivement débloqués.
Sans fournir de détail sur les sommes réellement perçues, le Conseil de paix exhortait ainsi les pays à «accélérer les processus de décaissement» et à effectuer leurs contributions «sans délai», faute de quoi le projet risque de rester «un simple cadre sur le papier» sans impact concret pour Gaza, où 85% des bâtiments et infrastructures ont été détruits et près de 70 millions de tonnes de gravats doivent être évacuées avant le début des travaux de reconstruction.
Réticences et inquiétudes sur le Conseil de paix
Créé par Donald Trump pour superviser la fin de la guerre à Gaza et la reconstruction du territoire palestinien dévasté, le Conseil de paix bénéficie d’une reconnaissance du Conseil de sécurité des Nations unies, même si plusieurs grandes puissances n’y ont pas adhéré.
Plusieurs États demeurent néanmoins réticents à aider Gaza via cette structure américaine, invoquant des inquiétudes liées à la transparence et aux mécanismes de contrôle. Selon des responsables européens et asiatiques, nombre de pays préfèrent continuer à passer par des institutions traditionnelles comme l’ONU.
