Mondial 2026: blessures, pression, préparation… Faut-il s’inquiéter pour les Lions de l’Atlas?

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Lions de l'Atlas au Mondial 2026
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Actuellement aux États-Unis pour prendre part au Mondial 2026, les Lions de l’Atlas poursuivent leur préparation dans un camp fermé bien loin des regards. Avant leur entrée en lice, au vu de leurs récentes performances, une question s’impose: les hommes de Mohamed Ouahbi sont-ils prêts?

Cette année, les Lions de l’Atlas prennent part au Mondial pour la troisième fois consécutive. Après la Russie en 2018 et le Qatar en 2022, c’est aux États-Unis, dans le New Jersey, que Mohamed Ouahbi et la délégation marocaine ont installé leur camp de base.

Avant de s’envoler pour le pays de l’Oncle Sam, l’équipe nationale a disputé deux matchs amicaux au Maroc. Si le premier, face au Burundi (5-0), s’est joué à huis clos, le deuxième, contre Madagascar, a eu lieu au stade Moulay Abdellah devant des milliers de supporters. Enfin, le troisième match amical, face à la Norvège, s’est soldé par un nul (1-1) au Red Bull Arena à Harisson, dans le New Jersey, le 7 juin.

Vu que la liste finale de Ouahbi pour le Mondial 2026 a été publiée après le match face au Burundi, l’on ne peut répondre à la question de savoir si les Lions de l’Atlas sont fins prêts pour le Mondial qu’à l’analyse des deux matchs suivants.

 

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Avant toute chose, il convient de rappeler que Madagascar est 104e du classement officiel de la FIFA. La rencontre face à cette sélection avait donc surtout pour but de faire tourner tout l’effectif et tester différents plans et tactiques. C’est d’ailleurs ce qu’a fait Ouahbi, laissant ainsi la chance aux différents joueurs disponibles de jouer pendant quelques minutes. Résultat: victoire 4-0.

Est ensuite venu le vrai examen pour les Lions de l’Atlas, à savoir le match amical contre Erling Haaland et ses compatriotes. Là, on a pu observer l’ossature de la sélection nationale au complet. Lors de la première période, l’on a vu un plan qui fonctionnait très bien: le Maroc a complètement dominé le jeu.

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Malgré le manque d’efficacité dans la finition et un nombre important d’occasions ratées devant les cages adverses, problème qui persiste depuis des années, les signaux laissaient entrevoir une bonne base et un onze de départ bien solide, surtout devant une équipe de la Norvège très physique. 

Avec un Ezzalzouli percutant, rapide et technique, le travail sur le flanc gauche était bien assuré. C’est d’ailleurs le joueur du Real Betis qui a livré la passe décisive à Brahim Diaz pour ouvrir le score à la 8e minute. La bataille au milieu de terrain a également, cette fois-ci, été largement remportée et assurée par Neil El Aynaoui, Ayyoub Bouaddi et Azzedine Ounahi. 

 

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Quant à la défense, qui, on ne va pas se mentir, était l’un des points forts des Lions de l’Atlas, elle s’est montrée rassurante contrairement à ce que beaucoup craignaient. Marquée par plusieurs absences dûes à des blessures, la charnière n’a pas vraiment fait défaut. La paire formée par Issa Diop et Chadi Riad a cartonné.

Mondial 2026: le banc du Maroc inquiète

Mais si la première mi-temps a prouvé que le onze type de Ouahbi est bien solide, la seconde a laissé planer le doute quant à la profondeur du banc de touche. Dès les premières minutes de celle-ci, le coach a procédé à différents changements. Au final, tout l’effectif a été remplacé, à l’exception du portier Yassine Bounou.

Et c’est exactement à ce moment que le rapport de force a penché de l’autre côté. La Norvège, qui n’avait réalisé aucune action franche en première mi-temps, a montré un tout autre visage. Finalement, Martin Ødegaard a trouvé le chemin des filets à la 75e minute. D’autres erreurs défensives, notamment de la part de Youssef Belammari, auraient même pu coûter cher au Maroc.

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Que retenir de cela? Tout d’abord, l’on ne peut passer devant l’infirmerie des Lions de l’Atlas sans en parler. À l’heure où l’on écrit ces lignes, de nombreux joueurs convoqués ne sont pas disponibles à 100%. L’on parle ici de Nayef Aguerd, Chemsdine Talbi ou encore Anass Salah-Eddine, qui suivaient un programme de réathlétisation pour se remettre en forme avant le coup d’envoi du Mondial 2026. Les deux derniers ont néanmoins pris part à la dernière séance d’entraînement des Lions, hier mardi, présageant des nouvelles rassurantes.

Deux autres profils ont récemment rejoint l’infirmerie après le match contre la Norvège (1-1), à savoir le latéral de Manchester United Noussair Mazraoui et l’ailier gauche du Real Betis Abde Ezzalzouli. Pour le premier, plus de peur que de mal. Blessé à l’épaule, il devrait être opérationnel pour l’entrée en lice. Il a d’ailleurs effectué des séances de réathlétisation ce mardi.

 

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Mais c’est le cas d’Ezzalzouli qui préoccupe le plus le staff médical ainsi que les supporters des Lions de l’Atlas. Faisant partie des joueurs les plus importants de l’effectif marocain sur le plan offensif, l’absence d’Ez’ pourrait affecter considérablement la sélection. Auteur d’une grande saison en club, les espoirs étaient placés sur lui pour faire la différence. Mais les dernières informations ne sont pas des plus rassurantes.

Souffrant d’une entorse du ligament intérieur au niveau du genou, l’on ne sait toujours pas l’étendue de la gravité de sa blessure. Le staff médical n’a pas encore communiqué officiellement, mais selon les jounalistes Hanif Berkane et Santi Aouna, le Lion de l’Atlas devrait être indisponible 2 à 4 semaines.

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Malgré tout cela, l’on peut estimer que le Maroc a toutes ses chances pour atteindre, dans le pire des cas, le prochain tour. En effet, les seizièmes de finale sont à la portée des Lions de l’Atlas. Se trouvant dans le groupe C, l’équipe nationale devra affronter le Brésil, l’Écosse et Haïti. La tâche ne s’annonce pas facile, mais elle est prenable. 

Lors de l’édition précédente en 2022, le Maroc avait créé la surprise en terminant premier de sa poule dans un des groupes les plus relevés du Mondial aux côtés de la Croatie, la Belgique et le Canada. Encore mieux, Achraf Hakimi et ses coéquipiers s’étaient hissés jusqu’en demi-finale… Le reste appartient à l’histoire. 

C’est pour dire que cette année, les adversaires du Maroc ne verront pas la sélection de la même sorte. Actuellement 7e du classement de la FIFA, le onze national est perçu par le monde comme une des meilleures équipes nationales. C’est donc dans un état d’esprit particulier que les hommes de Ouahbi lanceront leur périple nord-américain. 

Pour conclure, le Maroc n’a pas droit à l’erreur pour aller le plus loin possible dans cette compétition. Les adversaires savent désormais qu’ils n’auront pas affaire à une équipe venue faire de la figuration. La concurrence sera rude et au rendez-vous, chaque match devra être disputé comme une finale. Ouahbi et ses joueurs ont tout pour réécrire l’histoire encore une fois.

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