Baisse des prix des fruits et légumes: effet passager et non stabilisation durable (producteurs)

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Casablanca Denrées Fruits et Légumes
Les fruits et légumes au Maroc sont en effet de baisse depuis l'Aïd Al-Adha

La baisse constatée ces dernières semaines sur les prix des fruits et légumes au Maroc relèvent plus d’un effet conjoncturel que d’une stabilisation durable, soulignent les producteurs.

Le marché marocain des fruits et légumes connaît actuellement une baisse marquée des prix, notamment pour les tomates et les poivrons. Mais selon les producteurs, il ne s’agit pas d’une stabilisation durable, mais plutôt d’une période temporaire de surproduction qui revient chaque année.

«Tout comme il existe une période de deux mois où les primeurs sont rares et les prix flambent, il y a aussi une période de surabondance, normale et temporaire», explique un producteur cité par Hortidaily. En fin de cycle, les récoltes sont intenses et les volumes massifs se dirigent vers le marché local. Cette situation coïncide avec un été calme pour les exportations, limitées à quelques programmes de niche sur les tomates segmentées.

Fruits et légumes: les pluies et l’après‑Aïd accentuent l’effet

Amine Amanatoullah, spécialiste du secteur, souligne que les récentes pluies ont stimulé la production en plein champ, augmentant encore l’offre. La fête de l’Aïd al‑Adha a aussi joué un rôle: le retour des ouvriers agricoles a permis des récoltes simultanées dans de nombreuses exploitations, provoquant un afflux massif de produits sur le marché.

Lire aussi. Casablanca : baisse globale des prix des denrées alimentaires, la tomate en tête

Pour Amanatoullah, ces prix bas «ne reflètent pas le coût moyen de production». Ils concernent surtout les produits de qualité inférieure, tandis que les primeurs de meilleure qualité restent rares ou vendus plus cher. Selon lui, les cours devraient se redresser d’ici juillet‑août, avec l’épuisement des stocks et le lancement du nouveau cycle, avant la reprise des exportations hivernales.

En clair, la baisse actuelle des prix des primeurs au Maroc n’est donc pas le signe d’une stabilisation, mais d’un creux saisonnier lié à la surabondance. Un phénomène récurrent, qui rappelle la forte dépendance du marché local aux cycles agricoles et aux aléas climatiques.

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