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IA: le Maroc, 66e mondial dans l’usage de Claude (Anthropic Economic Index)
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Le Maroc grimpe dans le classement mondial en matière d’usage de l’assistant IA Claude, selon la dernière mise à jour de l’Anthropic Economic Index. Devoirs scolaires, CV et sites web dominent les usages dans le Royaume.
Le Maroc se hisse à la 66e place sur 121 pays dans le classement mondial d’utilisation de l’assistant Claude.ai, révèle l’Anthropic Economic Index dans sa dernière mise à jour. Le Royaume affiche ainsi une adoption «modérée» de cet outil, selon la catégorisation d’Anthropic.
L’Anthropic Economic Index ne compte pas le nombre d’utilisateurs, mais rapporte l’usage de Claude à la population de chaque pays. Un score de 1 correspond au niveau attendu compte tenu du poids démographique. Au-dessus, l’usage dépasse les attentes; en-dessous, il reste inférieur. Concernant le Maroc, il affiche un indice de 0,90.
En Afrique du Nord, la Tunisie (1,40) fait figure de leader nord-africain avec une 47e place mondiale, tandis que l’Algérie (0,56; 82e) et l’Égypte (0,36; 98e) ferment la marche derrière le Maroc. Au niveau du continent africain, on retrouve le même trio en tête.

Au niveau mondial, l’Australie est en tête, suivi par Singapour, la Suisse, le Luxembourg et la Nouvelle-Zélande dans le top 5. À l’opposé, la Tanzanie, le Mozambique et Madagascar occupent les dernières places.
IA Claude au Maroc: les devoirs scolaires en tête des usages
Que font concrètement les Marocains avec Claude? Les données de l’Index dessinent un portrait dominé par l’apprentissage et le numérique. L’aide aux devoirs scolaires arrive en effet largement en tête, avec 11% des conversations analysées.
Viennent ensuite la rédaction de profils personnels et CV (6,9%), le développement de sites et interfaces web (4,5%), la création de contenus promotionnels (3,5%) et la conception de présentations (3,1%). Le lancement de projets entrepreneuriaux complète le top 6 des usages les plus fréquents.
Par secteur, l’informatique et les mathématiques dominent très largement avec 25,6% des échanges, soit plus d’une conversation sur quatre. L’éducation et les bibliothèques suivent avec 15,6%, puis les arts, le design, le divertissement, le sport et les médias avec 13,2%. Les ventes (7,3%) et la gestion (5,4%) complètent le tableau.
Toutefois, grimper dans ce classement ne suffira pas, prévient le rapport. Dans les économies où les compétences numériques et les infrastructures restent limitées, l’IA risque de se cantonner à l’automatisation de tâches basiques plutôt que de générer de véritables gains de productivité. Pour le Maroc, l’enjeu se situe donc autant dans la qualité de l’usage que dans sa progression au classement.
