Ouahbi: «Il n’y a pas d’élections dans le monde qui ne soient surveillées par l’État profond»

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Ouahbi assure que «les élections sont surveillées par l'État profond», évoque Trump et Joulani au parlement
Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi lors d'une journée d'étude organisée par la Commission de Justice à la Chambre des représentants, le 18 décembre 2024 © DR.

Abdellatif Ouahbi a déclaré, mercredi à la Chambre des représentants, qu’« il n’y a pas d’élections dans le monde entier qui ne soient pas surveillées par l’État profond».

Le ministre de la Justice a considéré, ce mercredi lors d’une journée d’étude organisée par la Commission de justice de la première chambre que «tous les processus électoraux à travers le monde sont surveillés par les Etats profonds».

Il a, dans ce sillage, estimé que «Trump n’a accédé à la présidence que pour accomplir des missions qu’il effectuera, et qu’Abou Mohammed al-Joulani en Syrie n’est pas arrivé par la force militaire, mais en vertu d’un accord spécifique».

En politique, rien n’arrive par hasard

Lors d’une journée d’étude oraganisée sous le thème «les droits de l’homme et les défis des questions émergentes», Ouahbi a ajouté que « rien en politique n’arrive par hasard ou surprise, tout est planifié et organisé, et il n’y a pas de personne en politique qui parle de manière aléatoire».

Le ministre a également évoqué la représentation du Maroc sur la scène internationale, révélant avoir dit au Haut-Commissaire aux droits de l’homme à Genève: «Vous pratiquez la politique, chaque pays propose un programme politique qu’il habille avec des arguments droits de l’homme, tout en accusant un autre pays de violations des droits de l’homme».

«Nous entrons dans une nouvelle phase où les droits de l’homme sont régis par la machine, et cette dernière n’est pas neutre. L’intelligence artificielle n’est pas innocente non plus», a-t-il ajouté dans un échange avec Volker Türk.

Influence de l’IA sur les élections

Pour Ouahbi, «la mission de l’État est de protéger la vie privée des citoyens, et lorsqu’il le fait, il ne doit pas interférer dans la vie privée des individus».

«C’est pourquoi je dis qu’il existe des libertés limitées dans l’espace public, mais aussi des libertés privées dans lesquelles l’État ne doit pas intervenir», a-t-il ajouté.

Ouahbi s’est attardé ensuite sur l’influence que l’intelligence artificielle pourrait avoir sur le cours des élections dans le futur. Il a affirmé, dans ce sens, que «nous nous dirigeons vers des élections qui seront accompagnées par des moyens d’intelligence artificielle. Les candidats se retrouveront à parler avec un discours qu’ils n’ont pas écrit, mais qui a été généré par l’intelligence artificielle».

«Pendant ce temps, les électeurs ne sauront pas que celui qui parle n’est pas le candidat, mais quelqu’un d’autre. Ainsi, les citoyens jugeront et voteront en fonction de ce que l’intelligence artificielle leur dira», a-t-il conclu.

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