Code pénal: Ouahbi déclare la guerre aux tiktokeurs et youtubeurs

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Code pénal: Ouahbi déclare la guerre aux TikTokeur et YouTubeur
Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, lors d'une réunion de la Commission de Justice à la Chambre des représentants, le 28 mai 2024. © DR.

Le ministre la Justice, Abdellatif Ouahbi, a affirmé lundi soir dans un entretien avec la deuxième chaîne marocaine 2M que l’unique solution face aux atteintes sur TikTok et YouTube est d’introduire des sanctions dans le Code pénal.

Interpellé sur les appels à réguler TikTok et à mettre un terme aux dérapages, notamment la diffamation, sur les réseaux sociaux, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a indiqué qu’«il est temps de mettre fin à cette anarchie».

«L’unique solution est d’introduire des textes dans le Code pénal qui sanctionnent ces actes. Nous avons effectivement introduit des articles réprimant ces actes dans le projet de Code pénal avec des coercitions allant à plusieurs années de prison», a-t-il déclaré.

«Nous devons arrêter tout cela», a insisté l’ancien secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM), avant d’ajouter que «tout ce qui a trait aux exactions sur TikTok, en l’occurrence les tournages illégaux, et aussi au fait de photographier ou filmer sans son consentement sera réprimandé par la loi».

Anarchie médiatique

Ouahbi a également souligné que les nouvelles dispositions pénaliseront les actes qui portent atteinte aux libertés, y compris celles des femmes et des familles, mettant en avant que la dignité humaine et la vie privée sont sacrées et ne peuvent être violées. «Une femme a sa vie privée, un homme a sa vie privée. De quel droit peut-on se permettre d’aller les photographier ou les filmer sans leur consentement?», a-t-il interrogé.

Lire aussi: Relations consensuelles: Benkirane critique sévèrement Ouahbi

«Nous avons traité toutes ces choses et nous y travaillons encore. Nous allons élargir davantage le champ de la criminalisation dans ces domaines», a prévenu le ministre de la Justice, déplorant qu’«il n’y a pas de texte juridique. Il y a une anarchie médiatique».

Une dent contre les youtubeurs

Le ministre qui a, dès le début du mandat du gouvernement Akhannouch, fait de la réforme du Code pénal un de ses chevaux de bataille, a également évoqué certains actes des youtubeurs: «De quel droit un youtubeur vient dire tout ce qu’il veut à propos d’un ministre ou d’un responsable? Ce ministre va-t-il faire son travail ou s’occuper de ce youtubeur?»

«On va réserver un texte à ce sujet et on va le pénaliser», a-t-il dit, laissant le flou planer sur certains actes qui peuvent faire partie du champ de la liberté d’expression, surtout qu’il a déjà envoyé le youtubeur Reda Taoujni en prison et qu’il a une procédure en cours contre le chroniqueur Hamid Mahdaoui.

Un équilibre devrait être de mise entre protection de la société contre la criminalité et protection des droits et libertés des individus.

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