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Échanges extérieurs du Maroc: les tops et les flops en 2024
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L’office des changes a rendu public les indicateurs globaux des échanges du Maroc avec le reste du monde au titre de l’année 2024. entre croissances et contractions, le bilan présente un tableau globalement satisfaisant, mais structurellement mitigé.
L’année 2024 a été marquée par une évolution contrastée des échanges extérieurs du Maroc. Alors que certains secteurs ont affiché des performances remarquables, d’autres ont montré des signes de ralentissement, contribuant ainsi à augmenter le déficit commercial.
Tourisme, transferts MRE et IDE en hausse
Parmi les secteurs les plus performants, le tourisme s’est distingué avec des recettes atteignant 112 489 milliards de dirhams (MMDH), soit une progression de 7,5 % par rapport à 2023. Cette hausse confirme l’attractivité croissante du Maroc en tant que destination touristique et le dynamisme du secteur. Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont également poursuivi leur ascension, totalisant 117,714 MMDH, en augmentation de 2,1 %.
Par ailleurs, les investissements directs étrangers au Maroc ont enregistré une progression spectaculaire de 55,4 %, avec un flux net de 17,2 milliards de dirhams. Cette hausse s’explique principalement par une augmentation des recettes d’IDE de 24,7 %, tandis que les dépenses associées ont connu une hausse plus modérée de 10,3 %.
Une balance commerciale sous pression
Toutefois, cette dynamique positive n’a pas suffi à contenir le creusement du déficit commercial, qui s’est aggravé de 7,3 %, atteignant 306, 473 MMDH à fin 2024. Ce déséquilibre s’explique par une augmentation plus rapide des importations, qui ont progressé de 6,4 % pour atteindre 761,448 MMDH, comparée aux exportations qui ont augmenté de 5,8 %, s’établissant à 454,976 MMDH.
En conséquence, le taux de couverture des importations par les exportations a reculé de 0,4 point, illustrant les pressions persistantes sur la balance des paiements.
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Des performances mitigées par secteur
À l’échelle sectorielle, certains domaines ont affiché une progression notable. Les exportations de phosphates et dérivés ont enregistré une croissance de 13,1 %, principalement portée par l’augmentation des ventes d’engrais naturels et chimiques de 13,9 %.
L’industrie automobile a également connu une hausse de 6,3 %, grâce à la progression du segment de la construction et du câblage. Le secteur aéronautique a pour sa part affiché une performance remarquable avec une croissance de 14,9 %, largement soutenue par l’augmentation de 23,6 % des exportations du segment de l’assemblage.
D’autres secteurs, en revanche, ont connu des difficultés. L’industrie textile et du cuir a reculé de 0,5 %, notamment en raison de la baisse des exportations de chaussures de 7,2 %. Le secteur des produits énergétiques a également marqué un net repli, avec une diminution des importations de 6,5 %, principalement due au recul des achats de houilles et combustibles solides de 23,2 %.
Par ailleurs, les investissements directs marocains à l’étranger ont enregistré une baisse de 23,2 % du flux net, en raison d’une diminution des investissements sortants.
Perspectives et défis
Si le Maroc a réussi à maintenir une dynamique positive dans certains secteurs stratégiques comme le tourisme, les IDE et les transferts MRE, le creusement du déficit commercial et les contre-performances de certaines industries restent préoccupants. La diversification des exportations et l’amélioration du taux de couverture des importations seront des défis majeurs à relever en 2025 pour assurer une croissance plus équilibrée des échanges extérieurs.
En somme, l’année 2024 aura été marquée par des avancées notables dans certains domaines, mais également par des défis persistants nécessitant des ajustements stratégiques pour l’avenir.
