Échanges extérieurs : le déficit commercial se creuse, mais le tourisme et l’automobile maintiennent le cap

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Échanges extérieurs : entre creusement du déficit et dynamisme des services et exportations automobiles
Le secteur automobile reste le moteur des exportations, avec une hausse de 10,3% à 26 MMDH © DR

À fin février 2026, le déficit commercial du Maroc s’accentue légèrement, tandis que les services et le tourisme offrent un contrepoids positif, porté par la vigueur du secteur automobile.

Le bulletin mensuel de l’Office des Changes sur les échanges extérieurs du Maroc pour février 2026 confirme une dynamique contrastée. D’une part, le déficit commercial s’est aggravé de 1,7% pour atteindre 51,575 milliards de dirhams (MMDH), contre 50,729 MMDH un an auparavant. Cette évolution résulte d’une hausse des importations (+1,9% à 126,418 MMDH) légèrement supérieure à celle des exportations (+2% à 74,842 MMDH).

En revanche, la balance des services continue d’apporter une respiration bienvenue. L’excédent progresse de 14,4% pour s’établir à 26,258 MMDH, porté par des exportations en hausse de 13,3% (50,712 MMDH). Par ailleurs, le secteur des voyages confirme sa vigueur : les recettes bondissent de 22,2% à 21,384 MMDH, tandis que les dépenses reculent légèrement (-1%). Le solde s’améliore ainsi de 31,9%, atteignant 16,274 MMDH.

Transferts des MRE et investissements contrastés

Dans le même temps, les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) affichent une progression de 4,2%, atteignant 18,544 MMDH contre 17,805 MMDH un an plus tôt. Cependant, les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc reculent fortement : -28,4% pour les recettes (6,851 MMDH) et -23,4% pour les dépenses (2,343 MMDH), entraînant une contraction du flux net de 30,8% (4,508 MMDH contre 6,514 MMDH).

À l’inverse, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) montrent une amélioration du flux net (+69,8%), grâce à des recettes de 2,456 MMDH et des dépenses de 3,940 MMDH.

L’automobile, moteur des exportations 

Sur le plan sectoriel, le secteur automobile reste le moteur des exportations, avec une hausse de 10,3% à 26 MMDH, portée par le câblage (+14,8%) et la construction (+14,5%). L’aéronautique progresse également (+16,5%), tandis que l’électronique reste stable. En revanche, le textile (-9,2%), l’agriculture (-3,7%) et surtout les phosphates (-16,5%) tirent les exportations vers le bas.

Lire aussi: Automobile : plus de 26 MMDH d’exportations à fin février 2026

En définitive, la photographie de février 2026 illustre un équilibre fragile : le dynamisme des services et du tourisme compense partiellement la persistance du déficit commercial et la chute des IDE. L’automobile et l’aéronautique confirment leur rôle stratégique, mais la dépendance aux phosphates et aux produits agricoles expose le Royaume à des vulnérabilités structurelles.

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