Viandes rouges: « Le cheptel marocain pourrait être reconstitué d’ici fin 2026 » (professionnel)

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ovins caprins aid al adha
Des moutons. Crédit: DR

Abderrahmane Mejdoubi, président de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC), a dévoilé mercredi des prévisions sur la reconstitution du cheptel marocain et a assuré de la qualité de la viande rouge produite dans le Royaume.

Le cheptel marocain pourrait être reconstitué d’ici la fin de l’année 2026. C’est ce qu’a indiqué Abderrahmane Mejdoubi, président de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC), intervenant ce mercredi sur le plateau d’un confrère en marge de la 17 édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), organisée à Meknès.

Le responsable a inscrit cette perspective dans les retombées des précipitations dont a bénéficié le Maroc durant les mois de mars et avril. «Ces précipitations ont soulagé un peu les éleveurs. Elles ont été d’autant plus bénéfiques qu’elles ont évité aux éleveurs de vendre leurs agnelles, équilibrant ainsi le cheptel», a-t-il précisé.

Après trois années marquées par une sécheresse prolongée, le président de la filière ovine et caprine s’est réjoui d’une année qu’il considère comme «bonne à 90% sur l’ensemble du territoire national», prédisant que si la saison prochaine est également favorable, le Maroc pourrait retrouver son cheptel.

La qualité toujours au rendez-vous

Concernant le coût de la viande rouge, qui reste élevé, Mejdoubi a défendu la profession. «Les producteurs ne sont pas responsables de la hausse des coûts. Ce ne sont pas eux qui fixent le prix», a-t-il affirmé tout en mettant en avant la flambée des coûts des intrants. Selon lui, les éleveurs font d’énormes sacrifices, réduisant considérablement leur marge bénéficiaire. Malheureusement, a-t-il déploré, ces efforts ne sont pas perceptibles par les consommateurs, car «la marge bénéficiaire est passée de la poche des éleveurs à celle des bouchers».

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Un autre point abordé lors de cet entretien fut la qualité de la viande ovine. Sur ce sujet, Mejdoubi s’est montré catégorique: «Elle n’a pas baissé». Le président de l’ANOC a rappelé que «la qualité de la viande est liée à la génétique à 60%, bien plus qu’à l’alimentation. Les races marocaines sont des races de parcours et l’alimentation utilisée dans le cadre de l’élevage reste très naturelle, faite à base de céréales, évitant tout ce qui ne l’est pas, comme la poudre de poissons», a-t-il souligné.

Comme pour attester de cette qualité, l’intervenant a révélé que «des dégustations organisées avec des chefs étrangers ont démontré que la viande ovine marocaine est de très bonne qualité».

En somme, du côté de la filière ovine et caprine, les producteurs s’emploient à garantir une viande de qualité tout en la rendant accessible aux citoyens. Cela conduit à pointer les responsabilités dans la hausse des coûts vers d’autres maillons de la chaîne de valeur, notamment les intermédiaires, transporteurs et bouchers.

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