L'écosystème des startups marocain est en pleine effervescence, se positionnant comme un modèle pour les…
Investissements dans les startups : à mi-parcours de 2025, le Maroc déchu du top 5 africain
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À mi-parcours de l’année 2025, le Maroc recule dans le classement africain des levées de fonds par les startups, quittant le top 5 au profit de pays comme le Sénégal ou le Ghana. Selon les données de la plateforme Africa The Big Deal, le Royaume ne maintient plus la dynamique observée en 2024, malgré une activité toujours soutenue.
À fin juin 2025, le Maroc ne talonne plus le quatuor de tête africain en matière de levées de fonds orchestrées par les startups. C’est ce que révèle le bilan semestriel publié mardi par la plateforme spécialisée Africa The Big Deal. Une photographie du continent qui place désormais le Royaume derrière plusieurs marchés émergents, dont le Sénégal et le Ghana.
Cette situation contraste avec la dynamique observée en 2024, où l’écosystème startups marocain avait clôturé l’année sur un total d’investissements estimé à 70 millions de dollars, un record salué par les analystes de cette même plateforme. Mais à mi-parcours de 2025, la tendance semble marquer une pause, voire un recul stratégique de la dynamique des startups marocaines.
D’après les données compilées par Max Cuvellier, animateur d’Africa The Big Deal, la 5ᵉ place du classement continental est occupée, à ce stade, par le Sénégal. Sur les six premiers mois de l’année, son écosystème a cumulé 138 millions de dollars, propulsé par le deal de dette de 137 millions réalisé par Wave Money. Le Ghana (39 millions) et le Togo (30 millions) s’installent aux 6ᵉ et 7ᵉ rangs, confirmant leur montée en puissance sur la scène régionale des startups.
Investissement dans les startups : un bon niveau tout de même
Si les Big Four conservent leur domination sur la sphère startups africaine, l’ordre établi a été légèrement redistribué. En tête du classement figure l’Afrique du Sud avec 344 millions de dollars levés au 1er semestre, suivie de près par l’Égypte avec 339 millions. Le Kenya arrive en 3e position avec 227 millions, tandis que le Nigeria, souvent en pole position, ferme ce quatuor avec 176 millions.
Pour mémoire, fin 2024, c’est le Kenya qui avait pris la tête, suivi du Nigeria, de l’Égypte et de l’Afrique du Sud.
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Concernant le Maroc en particulier, la plateforme ne livre pas de montant consolidé pour le 1er semestre 2025, mais note tout de même «un bon niveau d’activité observé». À travers un autre indicateur, on apprend que dix opérations d’au moins 100.000 dollars ont été enregistrées par les startups du Royaume sur cette période. Sur ce critère, l’écosystème marocain partage la 6ᵉ position avec la Tanzanie, derrière le Ghana qui en a recensé 14. Là encore, les Big Four dominent largement les échanges.
L’inclusion technologique en cause ?
À noter également que sur les 106 startups africaines ayant levé au moins 1 million de dollars depuis janvier dernier, 84 sont issues des Big Four. Ces derniers concentrent ainsi 79 % de ces opérations significatives, et captent 78 % du total des fonds levés au 1er semestre. Bien que leur part baisse légèrement lorsqu’on observe les levées à partir de 100.000 dollars, avec un taux de 67 %, leur domination reste sans appel.
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Au-delà du Sénégal, qui dépasse à lui seul la barre des 100 millions hors Big Four, trois autres opérations majeures ont été recensées dans la région : GoZem au Togo, Zeepay au Ghana et Djamo en Côte d’Ivoire — chacun ayant signé des deals supérieurs à 10 millions de dollars.
Enfin, selon Africa The Big Deal, 33 pays africains n’ont enregistré aucune opération supérieure à 100.000 dollars sur les six premiers mois de l’année. Et pour 19 d’entre eux, aucune levée de ce niveau n’a été observée depuis le début du suivi en 2019. Une statistique qui pose, en creux, la question de l’inclusion régionale dans la dynamique de financement technologique.
