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Startups: les secteurs les plus prisés par les investisseurs au Maroc (Youssef Harouchi)
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Youssef Harouchi, directeur général de Conexis, décrypte la progression fulgurante enregistrée en 2024 par l’écosystème startup marocain et met en lumière la fintech, la greentech et l’agritech comme les secteurs phares auprès des investisseurs.
Le Maroc a enregistré une hausse prodigieuse des investissements dans ses startups, passant de 17 millions de dollars en 2023 à 70 millions de dollars en 2024. Pour Youssef Harouchi, directeur général de Conexis et visage bien connu du paysage startup au Maroc, cette progression traduit la maturité croissante de l’écosystème entrepreneurial.
«Plusieurs facteurs expliquent cet engouement, notamment le soutien des pouvoirs publics à travers des initiatives comme le fonds Innov Invest, mais aussi l’intérêt accru des investisseurs locaux et étrangers pour des secteurs à fort potentiel comme la fintech, la greentech et l’agriculture intelligente», explique-t-il.
S’y ajoutent deux atouts clés, dont le premier est la stabilité politique et économique du pays. Harouchi soutient que cela rassure les investisseurs. La diaspora marocaine, le second atout clé, joue un rôle crucial dans ces levées de fonds, contribuant à renforcer la visibilité et l’attrait des startups marocaines.
Des défis sur la route
Les secteurs de la tech occupent une place centrale dans les investissements réalisés tout au long de l’année écoulée. Cet essor s’explique par des raisons diverses. La fintech en particulier répond à une demande importante d’inclusion financière dans des zones rurales souvent éloignées des services bancaires.
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De leur côté, les startups greentech et cleantech profitent de l’engagement écologique du Maroc, tandis que des secteurs comme l’Edtech et la healthtech attirent des financements grâce à leur impact social direct. «Ce sont des domaines où l’innovation rencontre l’utilité, et cela séduit les investisseurs.»
Malgré ces réussites, certaines difficultés subsistent. A commencer par l’accès au financement qui demeure un défi pour des startups encore en phase de structuration. «De nombreux investisseurs souhaitent une rentabilité immédiate, ce qui complique les choses», souligne Harouchi. La bureaucratie reste également un obstacle de taille, tout comme l’absence d’un écosystème de mentorat structuré, indispensable pour aider les jeunes entrepreneurs à professionnaliser leur démarche.
Faire toute la différence
Malgré ces défis, l’écosystème marocain continue de se structurer grâce à plusieurs initiatives. Des structures comme le Réseau Entreprendre offrent des prêts d’honneur et un accompagnement stratégique, tandis que le fonds Innov Invest et des hubs comme le Technopark jouent un rôle important dans l’accès aux infrastructures et au financement. Harouchi souligne sur ce point que «ces programmes aident les entrepreneurs à structurer leur projet et à convaincre les investisseurs. Le bon réseau et le bon conseil peuvent faire toute la différence.»
Les impacts concrets de ces investissements se font déjà ressentir: création d’emplois, développement des infrastructures locales et positionnement du Maroc comme un hub technologique en Afrique. De quoi faire dire à l’expert que l’avenir s’annonce prometteur, avec une croissance continue des levées de fonds et une expansion vers d’autres marchés africains. «Pour les startups marocaines, l’innovation technologique est essentielle, car elle leur permet d’apporter des solutions adaptées à des problématiques locales tout en restant compétitives à l’international», conclut Harouchi.
