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Comment la startup Alya veut révolutionner le paiement fractionné au Maroc
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Au Maroc, le paiement fractionné prend une autre dimension avec Alya. Co-fondée par Brahim Zaid, un fin connaisseur des milieux financiers, cette startup mise sur un segment non couvert par le domaine bancaire pour normaliser une pratique bien connue du grand public.
Permettre aux consommateurs d’accéder à des produits ou services payables de manière échelonnée, en deux, trois ou quatre fois. C’est en gros ce qu’offre Alya, spécialisée dans le domaine du paiement fractionné. Mais si la solution de la startup s’arrêtait là, on serait en droit de s’interroger sur sa valeur ajoutée, étant donné que les banques et bien d’autres établissements de crédit proposent déjà ce service. Mais c’est là que réside toute la différence qu’elle apporte.
Avec Alya, «il n’y a aucun frais, aucun intérêt. C’est entièrement gratuit pour le consommateur», indique Brahim Zaid, co-fondateur et CEO de la startup. La simplicité de sa solution, ainsi que sa transparence, distingue Alya des crédits classiques et des autres formes de paiement différé, souvent coûteuses.
Active depuis plus de deux ans, mais véritablement opérationnelle depuis à peine cinq mois, l’entreprise a introduit sur le marché une nouvelle façon de concevoir le paiement fractionné, et cela, à travers le « Buy Now Pay Later » (BNPL). Avec ce concept, Brahim Zaid n’invente pourtant pas l’eau chaude, mais s’inspire de modèles florissants en Europe, aux États-Unis ou au Moyen-Orient, où des acteurs tels que Klarna, Affirm ou Tabby se démarquent.
Alya adapte donc cette pratique aux spécificités marocaines. «Au Maroc, le paiement fractionné existe déjà sous forme de chèques différés, mais il reste peu formalisé», explique Brahim Zaid, ajoutant qu’«avec l’autorisation de Bank Al-Maghrib, Alya est aujourd’hui la première et la seule entreprise autorisée à déployer un système structuré de BNPL dans le pays».
Un levier pour les consommateurs et les commerçants
Pour sa phase de démarrage, la startup cible deux publics principaux: les consommateurs et les commerçants. Aux premiers, la startup fait bénéficier d’une solution flexible pour des achats allant de 500 à 15.000 dirhams, qu’il s’agisse de vêtements, d’électroménager ou même d’abonnements divers. Quant aux seconds, Brahim Zaid explique rehausser leur taux de conversion, ainsi que le panier moyen. «Nous aidons les commerçants à améliorer leurs ventes et leur chiffre d’affaires en offrant une nouvelle option de paiement à leurs clients», affirme-t-il avec assurance.
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Ainsi, durant les deux années qu’a duré sa période d’incubation, la jeune pousse a signé des partenariats avec une cinquantaine de commerçants, représentant une centaine de points de vente à travers le Maroc. Cela prouve, à bien des égards, l’attractivité du concept. L’entreprise, qui fonctionne encore sans campagne publicitaire majeure, prépare une offensive marketing d’envergure prévue pour la fin de l’année.
Des outils technologiques pour minimiser le risque
Bien évidemment, Brahim Zaid, initié aux arcanes du secteur financier, n’ignore pas les risques liés à ce type d’opération. Pour évaluer la solvabilité des consommateurs et limiter les risques, Alya s’appuie sur des outils technologiques de pointe. «Grâce à des outils propriétaires, nous analysons en moins de deux minutes la solvabilité d’un client en nous basant sur sa CIN, une photo et l’enregistrement de sa carte bancaire», explique le CEO. Une fois inscrit, le client peut valider ses achats en seulement quelques clics, bénéficiant d’une expérience utilisateur rapide et intuitive.
L’ambition d’Alya ne s’arrête pas là. La startup travaille activement à élargir son réseau de commerçants partenaires dans des secteurs variés, incluant les voyages, l’assurance auto et l’électroménager. L’objectif, selon Brahim Zaid, est clair: «Nous voulons qu’Alya soit disponible partout, pour tout type d’achat, que ce soit un billet d’avion, un abonnement de salle de sport ou encore un téléphone.»
En collaboration avec des banques marocaines, Alya se positionne comme un complément aux crédits traditionnels, remplissant un espace que les banques ne souhaitent pas couvrir. «Les banques ne peuvent pas être présentes dans des milliers de commerces. Nous, on le peut, et nous le faisons en partenariat avec elles», précise Brahim Zaid.
Avec cette révolution qu’elle apporte au principe du paiement fractionné, Alya se profile comme un acteur avec lequel il faudra compter dans l’innovation financière au Maroc.
