TPME: «Notre cause n’est pas défendue au Parlement», alerte Abdellah El Fergui

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Abdellah el Fergui, au centre, et d'autres membres de la Confédération, durant le point de presse, Casablanca 8 novembre 2024.

La Confédération marocaine des TPME tire la sonnette d’alarme sur une absence de voix indépendantes pour les petites entreprises au sein des institutions. À l’approche de la rentrée politique, son président Abdellah El Fergui alerte la tutelle et dénonce une marginalisation persistante dans les sphères de décision.

Une crise de représentation dans la Deuxième chambre du Parlement, c’est le cœur du message porté par la Confédération marocaine des très petites, petites et moyennes entreprises (CM-TPME). Selon Abdellah El Fergui, son président, les huit sièges attribués au secteur privé à la Chambre des conseillers ne reflètent pas la diversité du tissu entrepreneurial marocain.

«Ces représentants ne défendent pas tout le secteur privé, mais uniquement les grandes entreprises», affirme Abdellah El Fergui, accusant ces élus de «jouer le jeu du gouvernement et du patronat». Pour lui, cette “absence“ de relais institutionnels équivaut à une mise à l’écart empêchant toute prise en compte des réalités économiques des TPE, PME et auto-entrepreneurs.

Aussi, la Confédération revendique, dans les prochains mandats législatifs, la création d’un nouveau groupe parlementaire qui serait propre aux TPME. Elle annonce qu’elle sollicitera, à cet effet, les hautes instances dès la rentrée pour faire entendre cette demande, dans une logique de reconnaissance politique et économique.

TPME : alerte sur les risques économiques

Dans la foulée, El Fergui n’épargne pas le ministère de tutelle, dont il estime n’avoir pas obtenu de résultats solides en faveur de la petite entreprise, quatre années après sa création.  «Nous n’avons constaté aucun résultat», déplore-t-il, appelant le ministre Younès Sekkouri à «se rattraper cette année» en engageant des actions visibles et efficaces.

Lire aussi : Maroc, 40.000 TPME menacées de faillite en 2025, un rapport tire la sonnette d’alarme

L’interpellation vise à provoquer un sursaut institutionnel, pour que la dernière année du mandat ne soit pas une année blanche.

La Confédération souhaite également alerter les pouvoirs publics sur les menaces qui pèsent sur les petites structures. Faillites, précarité, manque d’accès au financement… Les signaux sont préoccupants. Si rien ne change, elle assure qu’elle fera évoluer les choses.

Cette énième sortie, Abdellah El Fergui la met au crédit de la volonté manifeste de lui et ses pairs de la CM-TPME de rappeler que les TPE et auto-entrepreneurs constituent une part essentielle de l’économie nationale, trop souvent ignorée dans les politiques publiques.

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