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Alfonso Bosch : « Le Maroc offre le meilleur endroit où investir en Afrique »
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Intervenant au premier Casablanca Business Forum, organisé vendredi par Casablanca Finance City (CFC), Alfonso Bosch, CEO d’Equatorial Coca-Cola Bottling Company a livré une lecture stratégique des leviers d’un investissement durable en Afrique, en mettant en exergue le rôle structurant du Maroc dans cette trajectoire.
Fort de 35 années d’expérience sur le continent, ce fin connaisseur des réalités économiques africaines a partagé une conviction assumée : l’Afrique est de loin le territoire au plus fort potentiel de développement à l’échelle mondiale. Mais ce potentiel ne saurait se concrétiser sans deux conditions fondamentales : « investir dans la durabilité et garantir l’accès à l’éducation pour tous », a-t-il affirmé.
À la lumière de ces deux impératifs, Bosch a salué la stabilité monétaire et réglementaire du Maroc, ainsi que l’existence de plateformes comme CFC, qui facilitent l’implantation des entreprises et attirent les talents. «Des pays comme le Maroc, où la monnaie est stable, où les règles sont claires, et où des cadres comme CFC rendent l’entreprise plus fluide, sont des catalyseurs de développement. Ce sont des environnements qui rassurent les investisseurs et accélèrent les flux de capitaux vers l’Afrique», a-t-il déclaré.
Investissement responsable : le Maroc, hub stratégique
Au-delà des considérations macroéconomiques, Alfonso Bosch a insisté sur la nécessité pour les opérateurs du continent de prioriser les investissements verts. «On ne peut pas espérer un développement à long terme sans intégrer la durabilité au cœur des stratégies», a-t-il martelé.
Pour lui, la responsabilité sociale des entreprises ne peut plus être dissociée de leur croissance. «L’entreprise ne peut plus se contenter de produire. Elle doit assumer son rôle dans l’accélération de la durabilité», a-t-il poursuivi.
À la tête d’un groupe actif dans plus d’une dizaine de pays en Afrique de l’Ouest et du Nord, Bosch a mis en exergue l’importance de l’économie circulaire et de la transition énergétique. Collecte des déchets plastiques, recyclage de l’eau, recours à l’énergie verte… «Si une entreprise veut s’inscrire dans une dynamique de développement, elle doit impérativement intégrer ces dimensions. Ce n’est plus une option, c’est une nécessité», a-t-il souligné.
Interrogé sur sa perception du climat des affaires au Maroc et des perspectives offertes en matière d’investissement, Bosch n’est pas passé par quatre chemins: «Si vous cherchez un pays où investir pour le développement, le Maroc s’impose naturellement.»
Parmi les atouts du Royaume, il a mis en avant «un environnement politique stable, une réglementation souple, et surtout, un vivier de talents à fort potentiel». S’y ajoutent la proximité géographique avec l’Europe, l’ouverture stratégique sur l’Afrique subsaharienne, et la capacité du pays à se positionner comme hub régional.
«Il y a une combinaison d’éléments qui rendent le Maroc particulièrement attractif. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons décidé de relocaliser nos sièges opérationnels ici, à Casablanca», a-t-il conclu.
