La place financière Casablanca Finance City (CFC) occupe désormais la 54e position mondiale dans la…
Casablanca Business Forum : CFC en première ligne pour réinventer les investissements en Afrique
Publié le
Casablanca a accueilli récemment un business forum à l’initiative de Casablanca Finance City Authority (CFC) et du Financial Times. Cet événement, qui a attiré près d’un demi-millier de participants, dont des décideurs, des experts et des investisseurs, a été l’occasion de se pencher sur le potentiel de développement de l’Afrique.
Rappelant le contexte d’extrême volatilité et de fragmentation géopolitique que traverse l’économie mondiale, Saïd Ibrahimi, le président de CFC a indiqué que cette conjoncture redéfinit les investissements ainsi que la place du continent dans l’économie mondiale. «Mais derrière ces challenges se trouvent d’extraordinaires opportunités. Des opportunités d’innover, de bâtir de la résilience, de reformer et de faire ce bond de grenouille vers des modèle de croissance plus durable et inclusif», a-t-il déclaré.
Pour Ibrahimi, l’Afrique est de loin le continent qui peut le mieux tirer parti des dynamiques actuelles, citant l’exemple du marché du crédit carbone: «En valorisant ses atouts naturels et en initiant des dynamiques régionales pionnières, l’Afrique peut répondre aux impératifs climatiques, structurer une économie verte et ouvrir de nouvelles voies pour l’investissement et la coopération.»
Le président de CFC a ainsi partagé l’intime conviction qui anime son institution, celle que «les gouvernements et les entreprises du continent peuvent transformer l’adversité en résilience, et la résilience en une croissance durable et inclusive».
CFC, phare continental pour redessiner le développement de l’Afrique
C’est fort de cette ambition, a-t-il rappelé, que le Royaume a positionné CFC comme un hub régional, afin de favoriser l’investissement, le commerce et l’innovation au service du développement africain. Et ce, en se constituant comme une plateforme de confiance pour les investisseurs, les multinationales et les champions régionaux.
Cela passe par la facilitation des investissements transfrontaliers et la promotion de la finance durable. «Notre ambition est claire : faire de Casablanca un phare continental, un lieu où les décideurs africains et les partenaires internationaux se retrouvent pour dessiner ensemble l’avenir d’une croissance inclusive et durable», a-t-il souligné.
Lire aussi. Crédit carbone: le bureau exécutif du Green Assets Cluster officiellement installé
Outre ce mot inaugural, les échanges qui ont animé le Casablanca Business Forum se sont structurés autour de quatre sujets clés. Le premier concerne l’impact des tensions géopolitiques sur les investissements en Afrique, le second s’articule autour du rôle de la finance durable dans la transition verte, tandis que les deux derniers portaient sur les mécanismes de financement innovants pour les entreprises africaines et le potentiel des technologies numériques comme levier d’inclusion.

Trois keynotes ont, par ailleurs, enrichi le débat. Se sont ainsi succédé l’économiste Charlie Robertson sur les conditions d’une prospérité durable, Ian Goldin, professeur à Oxford et ancien vice-président de la Banque mondiale, sur la résilience du continent face aux chocs systémiques, et Omobola Johnson, ancienne ministre nigériane des Technologies de la communication, sur l’essor d’écosystèmes digitaux inclusifs portés par la fintech et la coopération régionale.
Au-delà des intentions affichées, ce forum rappelle une exigence, celle de transformer les ambitions africaines en dispositifs concrets, inclusifs et durables.
