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Marché carbone : le Maroc lance un cluster pour structurer l’économie climatique
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Casablanca Finance City Authority a annoncé la création d’un cluster dédié au marché carbone. L’annonce a été faite par Saïd Ibrahimi, lors de la 2ème édition d’un événement co-organisé, ce mardi à Casablanca, avec la Caisse de dépôt et de Gestion (CDG).
Renforcer le positionnement du Maroc sur le marché volontaire du carbone, telle est l’ambition dévoilée ce mardi à la 2ᵉ édition de la conférence “Scaling of Carbon Markets in Africa”. Porté par Casablanca Finance City Authority (CFCA) et le Groupe CDG, en partenariat avec la GIZ, l’événement a été le cadre choisi pour porter le «Green assets cluster» sur les fonts baptismaux. Un cluster tout spécialement dédié au marché carbone.
Selon les propos recueillis sur place, cette initiative vise à structurer un écosystème national et continental autour des crédits carbone, en capitalisant sur les ressources naturelles africaines et les engagements climatiques internationaux.
Marché carbone : au-delà du mécanisme
C’est le directeur général du Groupe CDG, Khalid Safir, qui a pris la parole en premier pour poser le cadre. «Le marché volontaire de carbone ne doit pas être seulement un simple mécanisme de compensation. Il peut et doit devenir un outil stratégique de financement climatique, tout en servant les objectifs de l’accord de Paris», a-t-il introduit.
Il a rappelé que les budgets publics ne suffisent pas à couvrir les besoins climatiques, soulignant que ce marché structuré peut apporter des flux financiers additionnels fléchés vers la transition énergétique, l’agriculture durable et la reforestation.
Le DG du groupe CDG a également évoqué les travaux de la conférence de Séville sur le financement du développement. Conférence au cours de laquelle où «le marché carbone a été mentionné comme un outil clé pour cadrer les financements vers la transition écologique».
Casablanca, plateforme continentale en devenir
A sa suite, Saïd Ibrahimi, président directeur général (PDG) de CFCA, a insisté sur cette démarche qui s’inscrit dans une vision stratégique affirmée. «Il y a un an, dans le cadre de notre feuille de route à l’horizon 2030, l’idée de contribuer à édifier un marché volontaire du carbone régional a émergé».
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Il a rappelé la signature d’un mémorandum d’entente avec le Groupe CDG en septembre 2024, précisant que la conférence marque : «une étape clé : rassembler les parties prenantes publiques et privées pour partager l’expertise, identifier les leviers, et promouvoir à la fois l’offre et la demande».
Selon lui, les marchés du carbone représentent une opportunité majeure pour les pays qui sauront s’y positionner : «le continent africain, riche de ses ressources naturelles, est appelé à devenir un acteur central de la décarbonation mondiale». Il a révélé que le Green Assets Cluster «illustre la confiance du marché dans le rôle de CFC comme hub de la finance durable».
Marché carbonne, une ambition partagée
Deux discours, un même objectif : structurer un marché carbone crédible, équitable, et intégré, conforme aux standards du CORSIA (système visant à stabiliser les émissions carbones du secteur aviation) et de l’Article 6 de l’Accord de Paris.
Avec un potentiel estimé à 1,5 gigatonne de crédits carbone par an, l’Afrique pourrait fournir jusqu’à un tiers de l’offre mondiale, selon les chiffres avancés lors de la conférence. Pourtant, elle ne représente aujourd’hui que 11 % des crédits émis et 2 % de la valeur globale du marché.
« Il ne tient qu’à nous de concrétiser ce potentiel. Ce qu’il nous faut désormais, c’est le porter à l’échelle, avec ambition, structuration et appropriation régionales », a martelé Saïd Ibrahimi.
Dans un climat mondial où la finance verte s’impose comme levier stratégique, le Maroc confirme son ambition en matière de décarbonation. Le lancement du cluster dédié au marché carbone symbolise cette volonté de structurer un marché carbone crédible, intégré et tourné vers
