Université: Azzedine El Midaoui défend une gratuité non négociable

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Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, s'exprimant devant la Commission de l’éducation, la culture et la communication, le 31 octobre 2024 à la Chambre des représentants. © DR

Le ministre de l’Enseignement supérieur réaffirme le caractère non négociable de la gratuité universitaire et annonce un encadrement renforcé des formations continues non reconnues.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, a réaffirmé mercredi 22 octobre que la gratuité de l’enseignement universitaire au Maroc est un principe non négociable. Il a souligné que la loi-cadre relative au système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique a définitivement tranché cette question, en la rendant indiscutable.

Lors de la présentation du projet de loi sur l’enseignement supérieur à la Chambre des représentants, El Midaoui a insisté sur le fait qu’aucune disposition législative ne viendra remettre en cause ce principe. Il a précisé que toute tentative d’atteinte à la gratuité universitaire serait immédiatement rejetée par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Concernant le dossier des formations continues non reconnues, le ministre a relevé l’engouement croissant pour ces cursus payants proposés par certaines universités, souvent durant les week-ends, mais dont les diplômes ne bénéficient d’aucune reconnaissance officielle.

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Pour y remédier, El Midaoui a annoncé la mise en place d’un dispositif de formation continue simplifié et encadré, permettant aux bénéficiaires d’obtenir un diplôme reconnu, à condition de s’impliquer activement dans le parcours.

Il a également insisté sur la nécessité de clarifier le cadre juridique régissant ces diplômes, en imposant la mention obligatoire « formation continue ». Cette mesure vise à éviter toute confusion avec les diplômes universitaires classiques, notamment dans le cadre de l’accès à l’emploi.

Enfin, le ministre a révélé que plusieurs affaires liées à ces formations ont été portées devant la justice, et que des enseignants ainsi que des responsables universitaires font actuellement l’objet de poursuites judiciaires.

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