Blanchiment d’argent: l’Algérie reste dans la « liste grise » du GAFI

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algérie blanchiment, financement du terrorisme
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Alors que quatre nations africaines – le Burkina Faso, le Mozambique, le Nigeria et l’Afrique du Sud – célébraient leur sortie de la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI), l’Algérie, elle, demeure sous surveillance renforcée par l’organisme mondial de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Au terme de sa réunion plénière à Paris, le GAFI a annoncé un succès continental majeur en retirant un nombre record de quatre pays africains de sa liste. Toutefois, l’absence de l’Algérie parmi les pays salués signifie que les lacunes de son dispositif national, identifiées précédemment, persistent et nécessitent toujours la mise en œuvre de son plan d’action convenu.

La présidente mexicaine du GAFI, Elisa de Anda Madrazo, s’est félicitée de cette « réussite pour le continent africain », détaillant les efforts de chacun. L’Afrique du Sud a renforcé ses outils de détection du blanchiment et du financement du terrorisme. Le Nigeria a désormais une coordination inter-institutions renforcée.

Le Mozambique a amélioré le partage de renseignements financiers et le Burkina Faso a renforcé la surveillance des institutions financières et des organismes de contrôle.

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Pour l’Algérie, le maintien sur cette liste signifie qu’elle est toujours perçue comme un pays dont les faiblesses stratégiques dans la lutte contre ces fléaux nécessitent une attention immédiate et un suivi rapproché.

Rester sur la « liste grise » peut entraîner des coûts de transaction accrus et une complexité accrue dans les relations financières internationales.

Le GAFI a rappelé que la mise sous surveillance renforcée correspond à l’engagement du pays concerné à mettre en œuvre un plan d’action visant à remédier rapidement aux lacunes identifiées.

L’Algérie devra intensifier ses efforts pour prouver son alignement sur les standards mondiaux et espérer rejoindre prochainement ses voisins africains dans la catégorie des nations conformes.

La liste noire du GAFI reste inchangée, comprenant l’Iran, la Corée du Nord et le Myanmar. Par ailleurs, l’organisation a mis en garde contre l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle générative, et notamment des « deepfakes« , par les criminels.

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