Industrie: objet, critères, process… Tout ce qu’il faut savoir sur le nouveau label « Made in Morocco »

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Made in Morocco
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Lancé conjointement par le ministère de l’Industrie et du Commerce et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le label « Made in Morocco » marque une nouvelle étape dans la structuration industrielle du Royaume.

Pensé comme un outil de valorisation, de traçabilité et de montée en gamme, le label «Made in Morocco», lancée cette semaine à Rabat, vise à certifier l’origine marocaine des produits tout en garantissant leur conformité aux standards techniques. Porté par le ministère de l’Industrie et du Commerce, en partenariat avec l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), ce dispositif s’inscrit dans les orientations royales en faveur de la souveraineté industrielle.

Présenté par Ryad Mezzour, le nouveau label est particulièrement fondé sur la valeur ajoutée locale. Il repose donc sur une logique claire: attester qu’un produit est réellement enraciné dans le tissu productif national. «On voulait lui donner sa force, on voulait lui donner sa puissance, parce que le Made in Morocco doit être un gage d’abord de valeur ajoutée», a affirmé le ministre de l’Industrie et du Commerce.

Le premier critère retenu est celui d’un contenu local significatif: au moins 40 % du coût unitaire de production doit être engagé au Maroc. Mais le ministre reconnaît la diversité des modèles industriels: «des fois, il y a des transformations substantielles», a-t-il précisé, ajoutant celles-ci seront évaluées par des experts.

Le label intègre ainsi une logique d’analyse technique, fondée sur la nature et la profondeur des transformations opérées sur le territoire.

Une norme encadrée par l’IMANOR

Au-delà de la valeur ajoutée, le label vise aussi l’excellence. «Tout le monde ne peut pas prétendre au Made in Morocco parce qu’il y a 40 % de contenu local. Il fallait un critère technique», a insisté Mezzour, soulignant que le label ne saurait être un simple marquage d’origine.

Pour ce qui concerne l’attribution du label, elle reposera sur un processus normatif structuré, piloté par l’IMANOR. «Il y a tout un système d’évaluation qui va être mis en place, une norme claire, avec une conformité technique, une évaluation documentaire, des évaluations sur site pour voir le processus de production et le processus de création de valeur», a détaillé le ministre.

Ce processus comprend plusieurs étapes: vérification des éléments justificatifs, inspection des installations, validation technique, attribution du label et suivi post-labellisation.

Lire aussi. JNI 2025: Mezzour et Alj tracent la voie d’une souveraineté industrielle “Made in Morocco”

A noter que le label pourra être suspendu ou retiré en cas de non-conformité. «Le label ne restera pas à vie. On va venir suivre au fur et à mesure si ces critères continuent à être respectés», a averti le ministre de l’Industrie et du Commerce. L’objectif est ainsi de faire du label un outil de structuration industrielle, un levier de compétitivité et un signal fort adressé aux consommateurs, aux acheteurs publics et aux partenaires internationaux.

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©H24Info

Label Made in Morocco, un levier de la souveraineté industrielle

Poursuivant sa présentation, Ryad Mezzour a indiqué que le lancement du label s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du Roi Mohammed VI, qui appelle à renforcer la souveraineté industrielle et à favoriser la montée en gamme du tissu productif. Le label vise aussi à répondre aux attentes des acheteurs institutionnels. «Les acheteurs se demandent souvent s’ils achètent vraiment marocain. Avec ce label, ce sera plus clair, plus simple.»

Il s’agit donc de renforcer l’intégration industrielle et d’orienter les investissements publics vers des produits à forte valeur locale. Cette clarification est d’autant plus stratégique que les investissements publics sont en forte hausse. Le ministre y voit un levier pour stimuler l’investissement privé, à condition que les produits marocains soient identifiables, compétitifs et conformes aux attentes des donneurs d’ordre.

Au-delà des critères techniques, le label porte une ambition culturelle: «Il y a une transformation de mentalité qui doit être soutenue derrière par des critères de qualité très clairs et très précis», a affirmé Mezzour. Le Made in Morocco ne doit plus être un argument marginal, mais une marque de confiance, d’excellence et de souveraineté.

Le ministre a conclu en saluant l’engagement collectif derrière ce projet, qui a été présenté à la session inaugurale de la JNI 2025, qui s’est clôturé hier mardi par la remise des Trophées de l’industrie.

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