«Le Made in Morocco doit être vert», plaide Adil Lamnini (APMM)

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Adil Lamnini Made-in-Morocco
Adil Lamnini, président et fondateur du Label Made-in-Morocco

Adil Lamnini, président de l’Association professionnelle des marques marocaines (APMM) et du label Made in Morocco, plaide pour un Made in Morocco davantage vert. Une ambition qui selon lui, passe par plusieurs exigences.

Présent à la 7e édition des Industry meeting days placée sous la thématique des zones industrielles durables, Adil Lamnini a livré à notre rédaction, une analyse de l’avenir du Made-in-Morocco, à l’aune de la durabilité. Il a d’emblée salué le choix de la thématique pour cet événement, la jugeant comme étant «extrêmement importante ».

Il est par la suite revenu sur la triptyque des 3 F, à savoir la formation, le financement et le foncier évoquée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, lors de son speech inaugural de l’événement.

C’est notamment le volet foncier qui a retenu l’attention d’Adil Lamnini. En effet, le président de l’APMM a ffirmé qu’il est important, non seulement pour le développement

du tissu économique marocain, mais aussi pour accueillir des capitaux étrangers qui sont aujourd’hui à la recherche d’opportunités. S’inscrivant dans une perspective territoriale, il a souligné sa pertinence pour l’ensemble des 12 régions marocaines.

Pour Adil Lamnini, «c’est une opportunité à saisir». Il s’est dit, «très optimistes par rapport à tout cet essor que nos régions, que nos territoires vont connaître à travers le développement de ces opportunités».

Adil Lamnini: les services accompagnent l’industrie

Evoluant dans son analyse, Adil Lamnini a mis le doigt sur le rôle des services dans l’essor des zones industrielles. Fût-elle durable ou pas. Un sujet qu’il trouve «légitme», d’autant plus que selon lui, services et industrie vont de pair. «Ces zones industrielles, il va bien falloir les gérer, les assainir, les accompagner dans cette transition, conseiller ces industriels par rapport à cette optimisation».

Bien plus qu’un besoin, le fondateur du Label Made-in-Morocco trouve que c’est une exigence pour laquelle le savoir-faire nécessaire est localement disponible. «Le Made-in-Morocco sera non seulement présent, mais présent en force par rapport à cette nouvelle dynamique», a-t-il laissé entendre.

Lire aussi : Ryad Mezzour, « Au Maroc, une énergie renouvelable abondante, mais un réseau de transport à la traîne »

Répondant à la façon dont lui et ses pairs intègrent les aspects de durabilité dans la stratégie Made-in-Morocco, Adil Lamnini indique être vigilant sur le sujet, étant donné les échéances de décarbonation qui courent à leur terme.

Made in Morocco vert: un pari pour le futur

«Nous sommes conscients que le Made-In-Morocco doit être vert aussi dans le futur». Pour parvenir à cela, une attention accrue est portée sur les processus de labellisation RSE, et plus particulièrement sur le référentiel ISO 14001 lié à la certification environnementale.

Une démarche sous-tendue par un rêve. «Nous rêvons un jour d’avoir des réseaux qui seront non seulement produits, mais gérés par des Marocains. Donc la durabilité, la RSE, est au centre de notre stratégie», a-t-il conclut.

De par cette intervention, l’intervention d’Adil Lamnini pose les jalons d’un repositionnement stratégique, où le patriotisme économique rencontre les exigences du développement durable. Dans cette optique, Le label Made-in-Morocco prend une nouvelle épaisseur : celle d’une marque qui ne se contente plus de produire, mais qui structure des territoires d’innovation, de services et de décarbonation.

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