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Attractivité des talents (GTCI 2025) : le Maroc dans le top 10 africain
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Dans la dernière édition du Global Talent Competitiveness Index (GTCI 2025), le Maroc se classe au 98ᵉ rang sur 135 pays évalués. Une position qui reflète les défis persistants du Royaume en matière d’attraction, de développement et de rétention des compétences, à l’heure où la compétition globale autour du capital humain s’intensifie.
Publié chaque année par l’INSEAD et le Portulans Institute, le GTCI est devenu un baromètre international largement reconnu. Il mesure la capacité des États à mobiliser les talents à travers six dimensions clé : le cadre réglementaire, la capacité à attirer et retenir les compétences, la qualité de la formation, les compétences techniques, les compétences globales et adaptatives. En combinant 77 indicateurs, il offre une photographie précise des performances nationales face aux exigences de l’économie du savoir.
Si le Maroc se situe au 98ᵉ rang, c’est en grande partie à cause de trois fragilités structurelles : l’attraction des talents, où le pays n’arrive qu’au 106ᵉ rang; la rétention, limitée par un déficit de perspectives pour les profils qualifiés; et surtout la formation professionnelle et technique, où le Royaume pointe à la 127ᵉ place. Le rapport met également en évidence une faible performance en compétences globales et adaptatives, essentielles dans un contexte de transformation rapide des économies.
Mauvais élève en Afrique du nord
À l’échelle de l’Afrique du Nord, la position marocaine apparaît en retrait. La Tunisie mène la région à la 88ᵉ place, suivie de l’Égypte (94ᵉ) et de l’Algérie (96ᵉ). Le Maroc est ainsi quatrième dans le Maghreb, juste devant la Libye (124ᵉ), un classement qui interroge au regard des efforts engagés depuis plusieurs années pour moderniser les dispositifs de formation et d’employabilité.
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Le haut du classement africain est dominé par des pays insulaires et relativement stables. Ainsi dans le top 10 africain du GTCI 2025, l’île Maurice (4e mondial) arrive en tête, suivie des Seychelles (50e mondial), de l’Afrique du Sud (79e), du Cap-Vert (83e), du Botswana (85e), la Tunisie (88e), de la Namibie (90), l’Égypte (94e), l’Algérie (96e). Le Maroc ferme le Top 10 africain. À l’échelle mondiale, les économies avancées survolent le classement avec comme dix premiers: Singapour, la Suisse, le Danemark, la Finlande, la Suède, les Pays-Bas, la Norvège, le Luxembourg, les États-Unis et l’Australie.
GTCI : une méthodologie empirique
Lancé pour la première fois en 2013, le GTCI résulte d’une collaboration entre l’INSEAD et le Portulans Institute, avec le soutien de partenaires institutionnels internationaux. Sa méthodologie repose sur une analyse multidimensionnelle regroupant des données économiques, éducatives et sociétales, intégrant aussi bien les politiques publiques que la dynamique du secteur privé. L’indice ambitionne ainsi de fournir aux décideurs une base empirique pour comprendre les leviers susceptibles d’améliorer la compétitivité de leur capital humain.
En dépit de sa 98ᵉ place dans le GTCI 2025, le Maroc dispose d’atouts pour progresser. Le rapport rappelle que les pays qui gagnent du terrain sont ceux qui réussissent à articuler réforme éducative, innovation, gouvernance inclusive et investissement massif dans la jeunesse. Un chantier qui correspond précisément aux priorités stratégiques affichées ces dernières années, mais qui exigera une accélération décisive pour repositionner durablement le Royaume sur la carte mondiale des talents.
