Des averses parfois orageuses ainsi que des chutes de neige sont attendues, mercredi, dans plusieurs…
Intempéries au Maroc: amélioration attendue à partir de jeudi (DGM)
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Le Maroc connaît actuellement d’importantes perturbations météorologiques, marquées par des pluies soutenues, des vents forts et des chutes de neige dans plusieurs régions.
Selon Lhoussaine Youabed, directeur de la communication à la DGM, le Royaume est sous l’influence d’une dépression atlantique active, associée à des masses d’air froid en altitude et à un flux important d’air humide. Ce contexte a favorisé le retour d’un temps perturbé dès ce vendredi 12 décembre et tout au long du week-end, avec un refroidissement général, des pluies soutenues, des vents parfois forts et une baisse notable des températures, particulièrement en montagne.
Chutes de neige, fortes pluies et vents forts
Sur les reliefs du Moyen et du Grand Atlas ainsi que leurs versants-est, des chutes de neige importantes sont attendues à partir de 1.700 mètres, depuis ce vendredi à 12h00 jusqu’au dimanche à 6h00, avec des niveaux de vigilance orange: de 30 à 50 cm sur Midelt, Boulmane, Ouarzazate et Tinghir, et de 10 à 30 cm sur Ifrane, Khénifra, Béni Mellal, Azilal, Al Haouz et Taroudant.
Parallèlement, de fortes pluies parfois orageuses toucheront plusieurs régions: entre vendredi 12h00 et samedi 06h00, des cumuls de 25 à 35 mm sont prévus à Essaouira, Agadir Ida-Outanane, Inezgane-Aït Melloul, Chtouka-Aït Baha, Tiznit, Sidi Ifni, Guelmim, Tan-Tan et Tarfaya, accompagnés d’orages locaux et de vents du sud-ouest.
Le samedi 13 décembre, entre 00h00 et 18h00, des précipitations comprises entre 25 et 50 mm concerneront notamment Figuig, Boulmane, Errachidia, Zagora, Tinghir, Tata et Midelt, tandis que sur le littoral méditerranéen, notamment à M’diq-Fnideq, Fahs-Anjra, Tanger-Asilah et Tétouan, des pluies fortes de 25 à 35 mm sont attendues de minuit à midi.
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Dimanche, l’influence de la dépression atlantique persistera avec des pluies abondantes, des chutes de neige copieuses sur l’Atlas et des orages s’étendant vers le Rif, les côtes méditerranéennes, la région de Tanger et les côtes atlantiques entre El Jadida et Agadir. Ces précipitations s’ajouteront à celles déjà prévues sur les plaines centrales, l’Atlas, le Souss, le sud-est et l’Oriental, où des averses orageuses localement fortes sont probables, poursuit Youabed.
Par endroits, la visibilité pourra être réduite par le brouillard et la neige, et des vents forts à très forts souffleront notamment sur la façade méditerranéenne, les côtes sud, le Moyen Atlas, le Saïss et l’Oriental.
Amélioration relative dès jeudi
La semaine prochaine, de lundi à mercredi, le temps restera froid sur les reliefs, les plateaux et le sud-est, avec gelées nocturnes et matinales et possibilité de nouvelles pluies et chutes de neige sur l’Atlas dans un flux d’air froid et humide, tandis que les vents forts persisteront au nord, au sud et sur la Méditerranée.
À partir de jeudi, une amélioration relative est attendue, même si le froid nocturne restera marqué en montagne, avec un risque de gel persistant et un ciel peu à partiellement nuageux sur l’Oriental et certaines plaines de l’est et du sud-est.
Une aubaine pour l’agriculture
Pour sa part, le climatologue Mohammed Said Karrouk souligne que ce retour des précipitations est une excellente nouvelle pour le pays, notamment pour les agriculteurs, d’autant qu’il est intervenu dès l’automne. Ainsi, les ressources hydriques sont quasiment garanties cette année dans les barrages moyens et grands, à l’exception du barrage Al Massira.
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Selon l’expert, le deuxième plus grand barrage du Royaume souffre de problèmes de conception et ses apports naturels ne suffisent pas à en assurer le remplissage; depuis son plein entre 2006 et 2016, son niveau ne cesse de diminuer et il est désormais difficile à rétablir. À l’inverse, le barrage Al Wahda bénéficie d’apports réguliers qui garantissent son niveau annuel, une réalité à intégrer dans la réflexion sur la gestion future des barrages au Maroc.
Karrouk attire, cependant, l’attention sur les effets potentiellement problématiques dans les régions oasiennes, comme Ouarzazate, où l’infrastructure n’est pas adaptée à la neige locale. Dans ces zones, les constructions traditionnelles en terre supportent mal l’humidité et le poids de la neige, car ces phénomènes y étaient historiquement rares.
«La gestion de ces événements extrêmes y devient donc complexe, non par manque d’action des autorités, mais parce que ces territoires n’avaient jamais eu besoin de systèmes spécialement conçus pour faire face à ce type d’épisodes», explique-t-il.
