Le Conseil national de la presse (CNP) a récemment publié son deuxième rapport sur “la…
Aides à la presse, CNP, instrumentalisation politique: mise au point de l’ANME
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L’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) appelle à la publication de la liste des bénéficiaires des aides publiques accordées au secteur entre 2005 et 2025 et dénonce des déclarations offensantes tenues par le député Mohammed Ouzzine à la Chambre des représentants.
Réunie mercredi 28 janvier à Casablanca, l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) a appelé à une transparence totale sur les aides accordées au secteur, demandant à la Cour des comptes de publier la liste des bénéficiaires des subventions octroyées entre 2005 et 2025, ainsi que leur impact réel sur les entreprises médiatiques.
Cette position a été exprimée à l’issue d’une réunion du bureau exécutif élargie à la majorité des membres de l’ANME, consacrée notamment à l’avenir du secteur, aux mutations du paysage médiatique et aux développements du projet de loi relatif au Conseil national de la presse.
Dans son intervention, le président de l’ANME, Driss Chahtane, est revenu sur le rôle joué par l’organisation depuis sa création, soulignant son action dans la sauvegarde des entreprises médiatiques face à une crise structurelle aggravée par la pandémie de Covid-19.
Il a insisté sur la nécessité d’une réforme globale du secteur, touchant aussi bien les conditions de travail des journalistes que le modèle économique des entreprises de presse, confrontées à la concurrence des plateformes numériques internationales.
Concernant le Conseil national de la presse, la Fédération a salué la récente décision de la Cour constitutionnelle invalidant certaines dispositions de la loi l’encadrant, tout en alertant sur les risques de paralysie prolongée de l’institution, à un moment où plusieurs dossiers urgents restent en suspens, notamment le renouvellement des cartes de presse professionnelles.
L’ANME a par ailleurs vivement dénoncé les propos «offensants et déplacés» tenus à la Chambre des représentants par Mohammed Ouzzine, secrétaire général du Mouvement populaire, à l’encontre de ses membres et de son président.
L’association a enfin rejeté toute tentative d’instrumentalisation politique de la presse à des fins électoralistes, réaffirmant son indépendance et son rôle de force de proposition au service de la profession et du pluralisme médiatique.
