La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tanger a condamné le tiktokeur Adam…
Affaire Adam Benchakroun : “Moulinex” écope de 6 ans de prison assortie d’une amende d’un million de dirhams
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La Cour d’appel de Tanger a condamné l’influenceur Younes Jabari, alias “Moulinex”, à six ans de prison ferme, assortis d’une amende lourde et d’une interdiction d’activité numérique, dans une affaire liée à l’exploitation de mineurs.
La chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Tanger a condamné l’activiste et influenceur sur les réseaux sociaux Younes Jabari, connu sous le pseudonyme “Moulinex”, à six ans de prison ferme.
La juridiction a également prononcé une amende de 1 million de dirhams, une interdiction d’exercer toute activité sur les réseaux sociaux pendant 10 ans, ainsi que la fermeture de l’ensemble de ses sites électroniques.
Dédommagement civil de la victime
Le tribunal a en outre ordonné le versement d’un dédommagement civil de 100.000 dirhams au profit d’Adam Benchakroun.
Selon le jugement, le prévenu était poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment :
- traite des êtres humains via l’exploitation sexuelle d’un mineur de moins de 18 ans
- diffusion, distribution et détention de contenus pornographiques impliquant un mineur
- exploitation d’un mineur à des fins sexuelles via des plateformes numériques
- atteinte publique à la pudeur par actes et propos indécents
- diffusion d’allégations portant atteinte à la vie privée d’un mineur
- pratiques sexuelles incriminées par la loi
- injures et diffamation publiques
Notons que lors de son interrogation, Moulinex a fait une déclaration surprenante, affirmant être de nationalité algérienne et détenir également une nationalité européenne. Il avait également nié tout lien avec la mère du tiktokeur Adam Benchakroun.
Une menace réelle pour les enfants et les mineurs
La cour a considéré que les faits reprochés constituent une menace réelle pour les enfants et les mineurs, ainsi qu’une violation grave des lois encadrant la protection de l’enfance et de la morale publique, notamment dans un contexte d’utilisation massive des réseaux sociaux.
Cette affaire, largement médiatisée, l’arrestation de l’intéressé a suscité un vif débat sur les plateformes numériques, en raison de la gravité des accusations et de leur dimension transnationale. Le jugement reste susceptible d’appel, conformément aux procédures judiciaires en vigueur.
La mère de Benchakroun écope de six ans
La même juridiction a condamné la mère du tiktokeur Adam Benchakroun à six ans de prison ferme, assortis d’une lourde amende de 1 million de dirhams, ainsi qu’une interdiction d’exercer toute activité sur les réseaux sociaux pendant 10 ans.
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Selon des sources locales ayant accédé au jugement, elle a été reconnue coupable de traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, participation à la production et à la diffusion de contenus pornographiques, atteinte aux mœurs et à la morale publique, diffusion de fausses informations portant atteinte à la vie privée, diffamation, injures et violences et manquement aux obligations parentales ayant causé un préjudice aux enfants
Peine réduite pour Adam Benchakroun
A rappeler que la même cour a réduit, mercredi dernier, la peine de Adam Benchakroun de trois à deux ans de prison ferme, après réexamen du jugement de première instance. La présidente de la séance, tenue dans la salle 2 du tribunal de Tanger, a décidé de rendre les débats non publics, invoquant des considérations liées à « l’ordre moral », alors que le procès en première instance s’était déroulé en présence des médias.
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Le dossier trouve son origine dans des plaintes déposées par des voisins du quartier Dar Tounsi, dénonçant des comportements jugés inappropriés et la diffusion de contenus controversés sur les réseaux sociaux.
En première instance, Adam Benchakroun avait été condamné à trois ans de prison ferme, assortis d’une interdiction d’utiliser les réseaux sociaux pendant dix ans, pour publication de contenus jugés contraires aux bonnes mœurs et troubles à la tranquillité du voisinage.
Une affaire aux ramifications multiples
La décision d’appel, qui maintient la condamnation tout en réduisant la peine, est perçue par certains comme relevant du pouvoir d’appréciation du juge. Elle s’inscrit dans une volonté de faire respecter les lois encadrant les contenus numériques et la préservation de l’ordre public.
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D’autres estiment toutefois que les faits reprochés justifieraient des sanctions plus sévères, au regard de leur impact sur la société, notamment auprès des jeunes publics.
Parallèlement, la mère de Adam Benchakroun fait l’objet de poursuites dans une affaire distincte liée à des accusations de traite d’êtres humains, aux côtés d’un autre influenceur connu sous le pseudonyme « Moulinex ».
Ce dernier a été condamné ce mercredi lui aussi à six ans de prison ferme assortie d’une amende de 1 million de dirhams.
Une vidéo virale à l’origine de l’affaire
Le dossier trouve son origine dans la circulation d’une vidéo montrant une altercation violente entre la mère, son fils et des voisins dans un immeuble de Tanger.
Initialement centré sur un conflit de voisinage lié à des nuisances sonores, le dossier a progressivement révélé des éléments plus préoccupants: présence présumée de contenus interdits produits au domicile familial, monétisation illégale et possible exploitation de personnes vulnérables.
