Aide sociale : le Maroc autorise le cumul allocation‑salaire pendant un an

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À fin juin 2025, les recettes fiscales ont progressé de 25,1 milliards de dirhams. Un record, selon le ministre délégué au Budget, Fouzi Lekjaa © DR

Pour lever la crainte de perdre l’aide sociale en acceptant un emploi déclaré, le gouvernement introduit un mécanisme transitoire permettant aux bénéficiaires de l’aide sociale directe de cumuler, durant douze mois, leur allocation et leur salaire.

Pour encourager les bénéficiaires de l’aide sociale directe à intégrer le marché du travail sans craindre de perdre immédiatement leur filet de sécurité, le gouvernement vient d’introduire un mécanisme de transition inédit. Adoptée à l’unanimité par la Chambre des conseillers, la réforme permet désormais de cumuler allocations et salaire pendant douze mois.

Cette mesure répond à un frein largement observé sur le terrain : la crainte, pour de nombreux ménages, de voir leurs acquis sociaux disparaître dès l’acceptation d’un emploi déclaré. Pour lever cette appréhension chez les quelque quatre millions de foyers concernés, l’Exécutif met en place une solution jugée pragmatique. Durant leur première année d’activité dans le secteur privé, les nouveaux salariés continueront de percevoir l’intégralité de leur aide sociale directe.

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Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a expliqué le fondement technique de ce dispositif : un salarié nouvellement inscrit à la CNSS doit patienter environ six mois avant d’ouvrir ses droits aux allocations familiales. Ce « tuilage » d’un an garantit ainsi une continuité totale de protection.

La réforme va plus loin en intégrant un véritable filet de sauvetage. En cas de perte d’emploi, quelle qu’en soit la cause, le bénéfice de l’aide sociale directe est automatiquement rétabli. En transformant un dispositif d’assistance en levier d’insertion, l’objectif affiché est clair : comme l’a rappelé le ministre, il ne s’agit pas de maintenir les familles dans la précarité avec des allocations de 500 ou 1 000 dirhams, mais d’utiliser ce soutien comme tremplin vers l’autonomie financière et l’intégration durable dans l’économie formelle.

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