Blé tendre: la Douane rétablit provisoirement le droit d’importation

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blé tendre, céréales
La conjoncture marocaine est favorisée par une dynamique agricole des plus favorables

L’Administration des douanes rétablit provisoirement le droit d’importation sur le blé tendre avant une suspension programmée début août, un mécanisme destiné à protéger la moisson locale tout en assurant la stabilité du marché.

L’exécutif ajuste sa politique douanière à l’approche d’une récolte nationale prometteuse. L’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) vient de publier une nouvelle circulaire actant le rétablissement temporaire du droit d’importation sur le blé tendre et ses dérivés, avant une suspension totale prévue pour la fin de l’été.

Il s’agit d’un arbitrage très attendu par l’ensemble des opérateurs de la filière céréalière nationale. Par la circulaire n° 6739/211 datée du 26 mai 2026, faisant suite à la publication au Bulletin officiel (n° 7511) du décret n° 2.26.419, l’administration douanière a formalisé les nouvelles règles applicables aux importations de blé tendre et de ses dérivés (relevant des positions tarifaires 1001.99.00.19 et 1001.99.00.90).

Cette mesure met temporairement fin au régime d’exonération totale et de suspension des taxes en vigueur depuis le 1er novembre 2021, une période marquée par une flambée des cours mondiaux et une sécheresse sévère au Royaume.

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L’application de ce dispositif répond aux prévisions favorables de la campagne agricole actuelle. Avec une récolte nationale estimée à environ 90 millions de quintaux grâce au retour des pluies, le Royaume doit inciter les minotiers et les collecteurs à s’approvisionner en priorité auprès des producteurs marocains. Le dispositif de l’ONICL accompagne d’ailleurs cette dynamique en fixant un prix de référence et en renforçant la constitution d’un stock stratégique.

Importations de blé tendre: un calendrier en deux temps

Le nouveau cadre légal introduit un calendrier précis, articulé en deux temps. D’abord, du 1er juin au 31 juillet 2026, la perception du droit d’importation au taux plein de 170% est officiellement rétablie. Cette barrière douanière massive freine drastiquement l’entrée de blé étranger, garantissant aux producteurs locaux l’écoulement de leur moisson à un prix rémunérateur.

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Ensuite, à compter du 1er août 2026, la perception de ce droit d’importation sera de nouveau intégralement suspendue (retour à un taux de 0%). Ce basculement permettra de rouvrir les importations à la fin de la période de moisson, assurant ainsi l’approvisionnement continu des moulins industriels et le maintien des réserves pour le reste de l’année.

Une transition sous haute surveillance

À travers cette circulaire, le directeur général de l’ADII invite ses services régionaux et ses inspecteurs à remonter sans délai toute difficulté d’application auprès de l’administration centrale. L’enjeu est de taille: piloter avec précision l’équilibre fragile entre la protection du revenu agricole national et la stabilité des prix pour le consommateur marocain, dans un contexte international marqué par une forte volatilité des matières premières.

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