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IA: le Maroc se positionne comme hub régional des data centers
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Un article publié par BMI, une structure satellite de Fitch solutions met en relief une dynamique positive régissant le domaine de l’économie numérique, avec une frénésie dans le secteur des data-centers tirée par le développement fulgurant de l’Intelligence artificiellee(IA).
BMI, structure opérant avec Fitch solution, l’une des filiales de Fitch ratings, agence de notation internationale, a consacré un article sur le bouleversement qui est en train de s’opérer sur le marché des data centers au Maroc. La structure, d’emblée, identifie dans le Royaume, seulement 14 data centers et 1,5 MW de capacité opérationnelle en 2026.
Une donnée qui, à en croire les auteurs de l’article, occulte une révolution en préparation: 140 MW sont en construction et 400 MW planifiés. Portée par la stratégie Maroc Digital 2030 et la feuille de route Maroc IA 2030, cette montée en puissance traduit, note l’article, une ambition claire : celle de faire du Royaume une plateforme régionale de souveraineté numérique et d’intelligence artificielle.
L’article indique qu’à date, l’offre est concentrée dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra, qui regroupent dix des quatorze sites existants. La proximité avec les entreprises, les administrations et les infrastructures de connectivité explique cette polarisation. Mais les contraintes foncières et énergétiques poussent déjà les opérateurs à envisager des implantations dans des zones secondaires, mieux dotées en foncier et en accès aux énergies renouvelables.
Le projet de Tetouan, porté par Iozera en partenariat avec l’État, illustre cette tendance. Avec un investissement de 500 millions de dollars pour une capacité annoncée de 386 MW, il ambitionne de démocratiser l’accès aux ressources de calcul avancées en IA. À Casablanca, un autre projet de 1,2 milliard de dollars a dû recourir à une solution d’alimentation indépendante, via un partenariat avec TAQA (Émirats arabes unis), pour sécuriser une fourniture directe en énergie renouvelable. Ces initiatives montrent que l’énergie est désormais au cœur de la compétitivité des data centers.
Souveraineté numérique et stratégie nationale
L’article de BMI souligne également que la demande est tirée par une convergence de facteurs , au nombre desquels: la loi sur la souveraineté des données adoptée en 2021, qui impose l’hébergement des données sensibles au Maroc ; la digitalisation accélérée des services publics ; et la montée en puissance de l’IA.
Il met en avant la complémentarité entre les stratégies Maroc IA 2030, et Maroc Digital 2030 lancée deux ans plus tôt. Mises ensemble, ces deux stratégies ambitionnent de créer quelques 240 000 emplois numériques, tout en contribuant pour 10 milliards de dollars au PIB du pays d’ici 2030. Dans cet élan, le Maroc peut compter sur son secteur public qui àlui seul représente une demande structurelle qui sécurise le marché. A cela, se greffent les services financiers, eux aussi très consommateurs de données,
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De quoi encourager et renforcer la mise en place d’infrastructures souveraines, d’une part, la réduction de risque de surcapacité lié aux projets hyperscale orientés vers l’Europe, d’autre part.
Parlant de la compétitivité du Royaume en matière d’attractivité des investissements, le document pointe que le Royaume attire de plus en plus de capitaux étrangers. Il cite, à cet effet, des projets comme celui d’Oracle Cloud annonçant deux zones cloud à Casablanca et Settat; de Naver Cloud, associé à Nvidia et Nexus Core Systems, pour 500 MW près de Casablanca, alimenté par un contrat d’achat d’électricité renouvelable avec TAQA Morocco.
Data centers: vers une nouvelle géographie numérique
Le cadre réglementaire n’est pas étranger à ce boom. En effet, l’article mentionne un cadre réglementaire favorable. Il y est dit que la stratégie numérique 2030 simplifie les procédures, réduit la bureaucratie et renforce la protection des investisseurs. Le Maroc autorise également la production privée d’électricité et l’autoconsommation, permettant aux opérateurs de contourner les files d’attente du réseau national grâce à des solutions solaires et de stockage « behind-the-meter ».
Enfin, le document relève que si Casablanca et Rabat resteront les pôles dominants, la montée en puissance des projets à Tetouan et dans d’autres régions annonce une décentralisation progressive. L’accès aux énergies renouvelables et aux terrains disponibles devient un critère décisif. Cette redistribution géographique pourrait renforcer l’équilibre territorial et offrir aux régions émergentes une place dans l’économie numérique mondiale.
En somme, au terme de cet article, il est à retenir que le Maroc, longtemps en retrait sur le marché des data centers, s’apprête à franchir un cap stratégique, se positionnant comme un hub régional de l’économie numérique. Toutefois, la réussite de cette ambition dépendra de sa capacité à livrer les infrastructures énergétiques dans les délais et la faculté à transformer les annonces en capacités opérationnelles.
