Le Maroc a enregistré un nouveau record saisonnier d’exportations de tomates vers l’Irlande, en doublant…
Tomates: les précisions des professionnels sur la suspension des exportations
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Suite à l’information relayée par les médias sur la suspension des exportations de tomates marocaines, les professionnels de la filière ont apporté des précisions.
«Nous n’avons reçu aucune notification officielle sur une éventuelle interdiction à l’export», déclare un responsable de l’Association marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (APEFEL), cité par le site spécialisé Fresh Plaza. Ce dernier ajoute: «Nous avons toutefois, entendu parler d’une suspension des exportations de tomates fraîches vers les marchés africains, de même que les produits transformés.»
Toujours selon la même source, les autorités auraient demandé à certains producteurs de tomates cerises de soutenir l’approvisionnement du marché local. Une information confirmée par Zakaria Hanich, président de la Fédération interprofessionnelle des exportateurs de fruits et légumes.
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Ce dernier déclare, dans les colonnes de Fresh Plaza, qu’il n’y a pas une interdiction officielle mais plutôt des contacts entre les autorités compétentes et les cultivateurs qui ont débouché sur un gel temporaire des exportations sur certains segments dans le but d’approvisionner le marché local. «C’est une situation temporaire qui ne devrait pas durer dans le temps. Déjà que les prix sur les divers marchés locaux ont commencé à baisser ces dernières 48 heures.»
Tomate: la hausse ailleurs
Revenant sur la hausse observées sur les prix des tomates sur le marché marocain, le représentant de l’APEFEL pointe du doigt des problèmes de production. Mais pas que, car d’après lui, cette inflation est également provoquée par la multiplicité des intermédiaires, et d’un manque de traçabilité de la chaine de distribution.
Pour preuve, le professionnel explique que les prix pratiqués par exemple au marché d’Inezgane contrastent fortement avec les prix à l’échelle nationale, qui reviennent pratiquement au double. «C’est un problème qui doit être réglé à la source au lieu de chercher à interdire les exportations.»
Poursuivant, il suggère qu’une réforme devrait s’axer sur la standardisation des produits, la réduction des intermédiaires, la définition des marges de profit, ou la libéralisation du marché dans son ensemble. «Aujourd’hui, un cultivateur ne peut pas vendre directement aux consommateurs, sans passer par les marchés de gros», déplore cet acteur.
De son avis, les exportations sont primordiales en ce sens qu’elles permettent d’équilibrer la non-profitabilité du marché local. Comme pour en attester, fait remarquer que la moyenne annuelle des prix au marché d’Inezgane ne dépasse pas 3,50 dirhams par kilo, contre un coût de production qui est bien au-delà des 5,56 DH/kg.
L’on retient que la suspension temporaire est bien plus un ajustement convenu avec les acteurs de la filière qu’une mesure officielle. Une mesure que les concernés, producteurs et exportateurs, trouvent inefficace dans la stabilisation des prix si elle ne s’accompagne de mesure plus drastiques ciblant le problème des intermédiaires, présenté comme la véritable problématique en cause des hausses.
