Les exportations de l'automobile ont atteint 15,74 milliards de dirhams (MMDH) au titre des deux premiers…
Exportations industrielles : les tops et les flops à fin février
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Entre hausses et baisses, voici la photographie des performances des exportations industrielles relevées par les différents secteurs, selon l’Office des changes dans son dernier bulletin sur les échanges extérieurs.
À fin février 2026, les exportations marocaines ont atteint 74,8 MMDH, en hausse de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente. Derrière ce chiffre global, l’Office des changes révèle un paysage contrasté : certains secteurs industriels tirent la croissance, tandis que d’autres accusent un net recul.
Comme locomotive des secteurs qui ont les plus performés, l’automobile et l’aéronautique. Pour le secteur automobile, c’est un retour en grâce qui contraste avec les données relevées par l’Office une année auparavant. En effet, le secteur enregistre une nette progression de 10,3 %. Une dynamique portée par les segments câblage et construction affichant des hausse au-delà des 14% (+14,8 %, soit +1,374 MMDH) et la construction (+14,5 %, soit +1,194 MMDH), qui compensent la chute du powertrain qui s’est contracté de -18,4 %.
Juste derrière, l’aéronautique enregistre une évolution de 16,5 %, grâce à l’assemblage (+27,2 %), et malgré le léger recul de l’EWIS (système de câblage) de -2,1 %.

La diversification industrielle se confirme également. Les autres industries progressent de 23,9 % portées par la métallurgie (+49,6 %) et l’industrie plastique (+71,9 %). Même la pharmacie, plus stable, contribue légèrement (+1 %). Les extractions minières hors phosphates affichent une hausse de 35,8 %, sur la dynamique du cuivre et du plomb
Enfin, l’électronique et l’électricité restent quasi stables (+2,5 %), avec des hausses sur les fils et câbles et les moteurs électriques, qui compensent la baisse des groupes électrogènes.
Exportations: phosphates, textile et agriculture en contre-performance
À l’opposé, les phosphates et dérivés enregistrent la plus forte baisse : -16,5 %. Les engrais naturels et chimiques chutent de 18,3 %, l’acide phosphorique recule de 12,6 %, et les phosphates bruts de 10,8 %. Au nombre des flops, le textile et cuir recule de 9,2 %, , pénalisé par les vêtements confectionnés en baisse de -10,7 %, les articles de bonneterie -6,4 %, et les chaussures -3 %,.
Egalement dans le rouge, l’agriculture et l’agro‑alimentaire affichent un repli de 3,7 %, tandis que la pêche et l’aquaculture chutent de 19,6 %. Seule l’industrie du tabac reste stable. Ces contre‑performances traduisent la fragilité des exportations agricoles et la dépendance aux aléas climatiques et aux marchés extérieurs.
Par ce bilan où hausses et baisses se contrastent, les locomotives de la croissance des exportations du secteur secondaire se dégagent clairement. En valeur, ce sont l’automobile et l’aéronautique. Quant aux secteurs traditionnels comme les phosphates, le textile et l’agriculture accusent un net recul.
Pour clore, il est à souligner que cette configuration souligne l’urgence de consolider la montée en gamme et de diversifier davantage les exportations pour renforcer la résilience du commerce extérieur marocain.
