Lors de son passage lundi devant les députés, le ministre de l’Inclusion économique, de la…
Formation continue: Sekkouri annonce une réforme majeure d’ici fin janvier
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Lors des questions orales au Parlement lundi, le ministre de l’Inclusion Economique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younès Sekkouri, a promis une réforme substantielle du système de formation continue, ciblée pour être finalisée dès la fin du mois de janvier.
Interpellé par plusieurs députés sur les carences structurelles de ce dispositif, empêchant les entreprises et les salariés de tirer pleinement parti de leurs droits à la formation, Younès Sekkouri a confirmé que des avancées concrètes sont en cours après des années d’impasse. Reconnaissant que la formation continue est un chantier ancien et complexe, le ministre a souligné les tares de la loi numéro 60-17 adoptée en 2018.
Cette dernière, comme il l’a signifié, n’a jamais fait l’objet d’un consensus suffisant entre les partenaires sociaux, notamment en matière de gouvernance. Cette absence de convergence a freiné sa mise en œuvre et retardé l’émission de textes d’application. Le gouvernement, a-t-il expliqué, a placé ce dossier au cœur des discussions du dialogue social, avec pour objectif de sortir d’une logique de statu quo et d’instaurer un cadre plus efficace et opérationnel.
Younès Sekkouri a souligné, dans cette veine que les principales organisations syndicales, ainsi que d’autres structures, sont en ce moment engagées dans ce processus. Une nouvelle formule de gouvernance de la formation continue a ainsi été arrêtée lors du dernier round de discussions en juillet, et devrait être officialisée avant la fin de ce mois, avec des textes d’application clairs et opérationnels, a-t-il rassuré.
Un enjeu de taille
L’enjeu est de taille : il s’agit de restaurer la confiance des entreprises dans un système censé permettre aux salariés d’accéder à des formations utiles tout au long de leur carrière, mais qui reste très faiblement utilisé.
Le ministre a toutefois relativisé certaines critiques sur les chiffres d’accès, rappelant que ces faiblesses ne sont pas seulement d’ordre réglementaire, mais également liées à une acceptation partielle des acteurs économiques. Il a insisté sur l’importance d’un cadre juridique stabilisé, mais aussi d’une volonté collective pour mettre en œuvre une réforme qui transforme réellement l’accès à la formation continue au bénéfice des travailleurs et des entreprises.
Au cours de cette même session, le représentant gouvernemental a également apporté des réponses à certaines autres préoccupations exprimées par les parlementaires. Au nombre desquelles la formation des jeunes sans emploi, formation ni éducation scolaire (NEET)), et la question du code du travail relatif à l’emploi des agents de sécurité.
Sekkouri : Jeunes NEET et agent de sécurité à l’ordre du jour
Concernant les jeunes ni en emploi, ni en éducation, ni en formation – les fameux NEET – le ministre a présenté le programme « Tadrîj », conçu pour répondre à l’absence d’alternatives de formation pour ceux qui n’ont pas achevé leur cursus scolaire.

D’après Sekkouri, ce programme vise à intégrer jusqu’à 100 000 jeunes dans des filières de formation adaptées à leurs niveaux d’étude, de la lecture et écriture au baccalauréat, en collaboration avec plusieurs secteurs, publics et privés. Il a affirmé que les premiers résultats seront bientôt analysables, marquant une étape importante dans l’inclusion de cette frange de la population dans le marché du travail.
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Quant à la question relative aux conditions (précaires) de travail des agents de sécurité privée et du nettoyage, le ministre a reconnu la spécificité des défis posés. Il a indiqué que les questions de durée du travail et de respect du salaire minimum sont au centre des préoccupations, mais que l’actuel cadre légal manque de sanctions dissuasives. Pour y remédier, Sekkouri a invoqué la révision en profondeur du Code du travail, la jugeant indispensable pour protéger ces travailleurs souvent exposés à des conditions de travail difficiles, avec l’objectif de présenter des propositions claires avant le 1ᵉʳ mai prochain.
Pour résumer, face aux députés lundi, 2 échéances majeures ont été annoncées par le ministre Younès Sekkouri, à propos des lancements de la nouvelle réforme sur la formation continue, à fin janvier, et de la mouture actualisée du code du travail avant la date mythique du 1er mai prochain. Des échéances qu’il faudra donc suivre de près.
