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Gestion des talents: une étude révèle une insatisfaction générale au Maroc
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Une récente étude de la plateforme marocaine Panorama RH s’est focalisée sur le ressenti des talents, qu’ils soient candidats ou collaborateurs, vis-à-vis des entreprises. Les résultats démontrent que ces deux catégories sont insatisfaites de leur expérience respective.
Alors que les entreprises multiplient les labels et les initiatives pour renforcer leur attractivité, attirer ou fidéliser les talents, les résultats se font attendre. C’est du moins ce que démontre une enquête récente menée par Panorama RH.
Spécialisée dans l’analyse des dynamiques RH au Maroc, cette plateforme a réalisé une étude sur les attentes des talents en matière d’expérience candidat et d’expérience collaborateur. Si l’enquête visait à identifier les leviers d’attractivité et de fidélisation, l’ambition principale était de mesurer l’impact de ces diverses expériences sur la marque employeur.
Quelque 1.234 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette enquête, composées pour la moitié de candidats (en recherche d’emploi) et à un peu plus de 40% de collaborateurs (employés), tandis que le reste des répondants était constitué d’étudiants et d’autres catégories.
La tranche d’âge majoritaire de cet échantillonnage est dominée par les 25-34 ans (50%), suivie des moins de 25 ans (plus de 20%) et des 35-44 ans (plus de 10%). Les tranches supérieures (45-54 ans et 55 ans et plus) représentaient à peine 10% de cet échantillon. Les collaborateurs interrogés sont issus de divers secteurs : immobilier, finance, banques, commerce, média, éducation, santé, tourisme, énergie, etc.
Attraction et fidélisation: de la com, mais pas que…
L’enquête a révélé que «61% des candidats estiment avoir vécu une expérience de recrutement insatisfaisante, pointant du doigt le manque de transparence et la complexité des processus». Quant aux travailleurs, ils sont un peu plus de 45% à avoir exprimé une expérience collaborateur négative.
Selon Ayoub El Haddada, co-fondateur de Panorama RH, ce ressentiment est «souvent lié à un manque de reconnaissance et d’opportunités d’évolution. Toutefois, les travailleurs ayant laissé un avis positif sur leur expérience ne sont pas majoritaires. L’enquête en a identifié un peu moins de 35%.»
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Il faut souligner que l’étude n’a pas segmenté les entreprises pour différencier les ressentis selon leur taille, qu’il s’agisse de grandes ou de petites structures. En effet, comme l’explique El Haddada, les employeurs doivent retenir que, quelle que soit leur taille, leur capacité à attirer les talents ne peut se réduire à des opérations de communication. «Lorsque celles-ci sont démesurées, elles peuvent facilement avoir un effet trompeur et, par conséquent, un impact négatif sur l’engagement des collaborateurs ainsi que sur l’image de l’entreprise», précise-t-il.
Pour y remédier, l’expert invite les employeurs à prendre en considération les attentes des talents et à en faire des chantiers RH prioritaires. Une recommandation qu’il traduit par un appel à la transparence, que ce soit sur les salaires, les attentes de l’entreprise vis-à-vis des candidats ou encore la culture d’entreprise. «Il faut éviter le piège de vouloir »embellir la laideu »», conclut-il.
L’étude de Panorama RH 2025 rappelle que l’attractivité et la fidélisation ne reposent pas uniquement sur des campagnes de communication ou des labels prestigieux. Ce sont les actions concrètes et la capacité des entreprises à aligner leurs discours et leurs pratiques qui leur permettront de bâtir une véritable confiance avec leurs talents.
