Voici dix points clés de la récente note d'information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur…
Industrie et construction : un début d’année sous le signe de l’optimisme
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Pour le premier trimestre de l’année 2026, industriels et acteurs de la construction se projettent sur une hausse de leur activité, dans la continuité des trois derniers mois de 2025. C’est ce que révèle la première note de conjoncture publiée par le Haut‑Commissariat au Plan (HCP).
Les professionnels affichent une satisfaction quasi unanime. En effet, les résultats de leur activité ont été globalement positifs sur le dernier virage de 2025, et tout porte à croire que 2026 démarre sur un bon élan. Le HCP souligne que la production manufacturière a progressé, portée par les filières automobile, chimique, métallurgique et celles des produits non métalliques. Les carnets de commandes se sont maintenus à un niveau normal, avec un taux d’occupation des unités industrielles atteignant 74% et une stabilité de l’emploi.
Cependant, des bémols ont été relevés. L’industrie alimentaire et la fabrication d’équipements électriques ont enregistré une baisse de production. Par ailleurs, 35% des entreprises enquêtées ont signalé des difficultés d’approvisionnement, notamment en matières premières importées.
«Les stocks de matières premières durant ce trimestre se seraient situés à un niveau normal et la trésorerie aurait été jugée difficile», indique la note, précisant que cette proportion atteint près de 40% dans l’industrie pharmaceutique. Dans les secteurs non manufacturiers, la production est restée stable pour les industries extractives et environnementales, mais en recul pour la filière énergétique. L’emploi a suivi la même tendance : stabilité dans les deux premières filières, baisse dans l’énergie. Les principales dépenses ont été orientées vers des opérations d’extension ou d’achat de matériel.
Construction : un dynamisme porté par le génie civil

Du côté de la construction, les hausses enregistrées dans le génie civil et les travaux spécialisés ont permis de dynamiser l’activité, malgré la stagnation dans la construction de bâtiments. Les carnets de commandes se sont globalement maintenus à un niveau normal, mais l’emploi est resté stable.
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«Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans le secteur de la construction se serait établi à 69%», précise le HCP. Les mêmes difficultés d’approvisionnement et tensions de trésorerie ont été relevées. En outre, «39% des entreprises auraient réalisé des dépenses d’investissement en 2025 destinées principalement au remplacement d’une partie du matériel».
Industrie: emplois entre hausse et stabilité
Pour le premier trimestre, industriels et constructeurs partagent un optimisme mesuré. Les manufacturiers anticipent une hausse de la production dans la plupart des branches, à l’exception de l’automobile, des machines et équipements, ainsi que des produits minéraux non métalliques. Globalement, l’emploi devrait progresser.
Même son de cloche pour les chefs d’entreprises du secteur de la construction, qui s’attendent à une activité tirée vers le haut par la construction de bâtiments et le génie civil, malgré des baisses envisagées dans les travaux spécialisés. Cette évolution devrait s’accompagner d’une hausse des effectifs employés.
À l’inverse, une baisse de la production est anticipée dans l’industrie extractive, bien que l’emploi y soit en progression. La production énergétique devrait diminuer, tandis que l’industrie environnementale resterait stable, tant au niveau de la production que des effectifs.
En définitive, la note du HCP met en évidence une dynamique positive dans l’industrie et la construction, malgré des fragilités persistantes liées aux approvisionnements et à la trésorerie. Les perspectives pour le premier trimestre 2026 confirment une tendance globalement favorable, portée par la diversification des filières et la résilience des acteurs.
Si les défis demeurent, notamment dans certaines branches industrielles et énergétiques, l’optimisme affiché par les professionnels traduit une confiance renouvelée dans la capacité du Maroc à consolider sa trajectoire de croissance et à renforcer la résilience de son économie face aux aléas.
